Pierre Brunon, Chancre syphilitique des fosses nasales (1895)
“ Ce n’est pas l’ulcération elle-même qui apparaît tout d’abord, mais des croûtes impétigineuses irrégulières, épaisses, obturant en partie l’entrée de la narine ; ces croûtes interceptent un orifice irrégulier et étroit : d’où une certaine gêne de la respiration, et le sommeil avec la bouche ouverte. La surface extérieure des croûtes n’est pas humide; mais, par leurs bords, suinte, la nuit, une sérosité louche, qui tache comme du pus clair. Les croûtes enlevées, une ulcération apparaît, dont le fond n’est pas creusé ni surélevé, mais à peu près sur le même plan que les parties circonvoisines. ”
