Résumé

Pierre Brunon Chancre syphilitique des fosses nasales (1895)

Ce n’est pas l’ulcération elle-même qui apparaît tout d’abord, mais des croûtes impétigineuses irrégulières, épaisses, obturant en partie l’entrée de la narine ; ces croûtes interceptent un orifice irrégulier et étroit : d’où une certaine gêne de la respiration, et le sommeil avec la bouche ouverte. La surface extérieure des croûtes n’est pas humide; mais, par leurs bords, suinte, la nuit, une sérosité louche, qui tache comme du pus clair. Les croûtes enlevées, une ulcération apparaît, dont le fond n’est pas creusé ni surélevé, mais à peu près sur le même plan que les parties circonvoisines.
Source : Gallica

Pierre Brunon Chancre syphilitique des fosses nasales (1895)

Môme lorsque l’érysipèle aurait pour origine une lésion intra-nasale, jamais cette petite porte d’entrée du microcoque de Fehleisen ne pourra être confondue avec un chancre induré, si petit soit-il. D’ailleurs, le bourrelet limitrophe, l’infiltration des tissus, la teinte plus sombre, livide lié de vin, les grands frissons du début, la fièvre et ses phénomènes généraux si intenses, sont l’apanage seulement de l’érysipèle.
Source : Gallica

Pierre Brunon Chancre syphilitique des fosses nasales (1895)

Quant à l’aspect diphtéroïde que prend parfois le chancre des fosses nasales, comme dans les cas de Ruéda, d’Arslan, et le 2e cas de Moure, nous pensons que c’est là un qualificatif que l’on ajoute pour dépeindre quelquefois l’aspect de la lésion sans qu’on puisse jamais confondre le chancre du nez même recouvert d’une croûte pseudomembraneuse avec les fausses membranes de la diphtérie.
Source : Gallica

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