Résumé

Edmond Langlebert La Syphilis dans ses rapports avec le mariage (1873)

À la vérité, le mariage est une communauté de biens et de maux ; mais cette communauté n'est pas celle des maux dont la source est dans le libertinage, comme ce n'est pas celle des biens dont l'origine serait honteuse. Les maladies, les infirmités qu'il plaît à la Providence d'envoyer, attaquent la vertu comme le vice ; leur présence est annoncée par des signes visibles ; l'autre époux peut se précautionner contre elles et s'en préserver. La syphilis, au contraire, est le fruit et la punition de la débauche. Ici la contagion est cachée sous le voile de la tendresse.
Source : Gallica

Edmond Langlebert La Syphilis dans ses rapports avec le mariage (1873)

Mais alors, me direz-vous, faut-il donc nous croiser stoïquement les bras, selon l'expression de M. Brochin, et, sans dire mot, laisser le crime s'accomplir ? Car c'est bien un crime que médite celui qui, se sachant actuellement en proie à une maladie fatalement transmissible à sa femme et à ses enfants, ne craint pas de rechercher en mariage une jeune fille dont, au premier contact, il détruira pour jamais la santé florissante.
L'alternative est cruelle, j'en conviens, et il faut au médecin une certaine force d'âme pour rester, en pareil cas, maître de lui-même et fidèle à son devoir.
Source : Gallica

Edmond Langlebert La Syphilis dans ses rapports avec le mariage (1873)

Que la syphilis grave ait un tel effet, cela n'est pas douteux ; mais pour les syphilis légères, ou de moyenne force, pour celles que nous observons communément, j'affirme qu'il n'en est rien. Qui de nous, bien souvent, n'a pas été surpris de voir des individus, des jeunes gens, il est vrai, jouir d'une santé générale parfaite, alors qu'ils étaient en pleine vérole ! Rien dans leur habitus, comme dirait encore M. Jaccoud, qui put faire supposer chez eux l'existence d'une telle maladie.
Source : Gallica

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