Résumé

Portrait de Joseph Rollet Joseph Rollet Traité des maladies vénériennes (1865)

Celle de l'abcès chancreux s'inocule toujours. Les bords de cette ouverture deviennent grisâtres; on dirait qu'un liséré pseudo-membraneux, pultacé, est venu s'accoler à ces bords dont la couleur rouge fait ressortir la couleur grisâtre du liséré. Souvent même l'inoculation n'est que le commencement d'un travail ulcératif qui porte d'abord sur l'ouverture de l'abcès, pour s'étendre bientôt à la peau a voisinante. Le bubon chancreux prend alors l'aspect d'un chancre ordinaire, et il est impossible de le confondre à cette période avec le bubon sympathique.
Source : Gallica

Portrait de Joseph Rollet Joseph Rollet Traité des maladies vénériennes (1865)

Que faut-il, en effet, pour qu'un sujet quelconque soit rendu inapte à subir l'influence de la syphilis ? Il faut, comme nous le verrons plus loin, une inoculation, une seule inoculation pratiquée avec le virus syphilitique. Qu'un malade ait la syphilis, un chancre syphilitique, un seul chancre de cette espèce, et le voilà avec une immunité des mieux constatées : le voilà inapte à être réinoculé avec son propre pus, inapte à être réinoculé avec n'importe quelle autre matière contagieuse syphilitique.
Source : Gallica

Portrait de Joseph Rollet Joseph Rollet Traité des maladies vénériennes (1865)

Nous avons vu en commençant pourquoi la syphilis, semblable en cela aux autres maladies vénériennes, avait pour mode habituel de transmission le coït. Ce n'est pas à coup sûr une conséquence naturelle de la virulence présumée de la semence ; c'est une conséquence du coït lui-même, en ce sens qu'il est le rapport le plus intime et le plus général que les individus de notre espèce aient entre eux. Il suffit à la syphilis d'être contagieuse et susceptible d'affecter les organes génitaux pour qu'elle se transmette dans les rapports sexuels.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature