Plaque muqueuse

Définition et enjeux

Alphonse Guérin,  Maladies des organes génitaux externes de la femme… (1864)

“ Ce qui distingue la plaque muqueuse, c'est son bord net, régulier, non déchiqueté, son fond rouge et cuivré, tandis que le chancre non infectant a des bords irréguliers, décollés, un fond grisâtre ou diphthéritique. La plaque muqueuse est généralement peu saillante, elle sécrète un liquide peu abondant, coloré et ayant une odeur que n'a pas le pus sécrété par le chancre infectant.
Lorsque les plaques muqueuses siègent au périnée, aux plis génito-cruraux et aux grandes lèvres, elles ne sont pas toujours faciles à reconnaître.
”
Source : Gallica

Traité pratique de médecine clinique et thérapeutique… (1895)

“ Les muqueuses sont le siège de lésions analogues, tantôt se montre une érosion superficielle du derme muqueux qui prend une teinte rouge recouverte d'une pellicule opaline. C'est la plaque muqueuse. Tantôt aux plis de frottement se présentent des plaques saillantes recouvertes de végétations fongueuses accompagnées d'exsudats, c'est la plaque végétante. ”
Source : Gallica

Henry T Butlin,  Maladies de la langue, par le Dr Henry T. Butlin… (1889)

“ Néanmoins la disposition ovalaire est assez nette même dans les plaques de grande dimension. Tout autour de la plaque muqueuse, et dans son voisinage immédiat les tissus sont parfaitement normaux ; il n'y a ni rougeur ni gonflement, à moins d'une inflammation accidentelle et indépendante de la lésion syphilitique. La surface de la plaque est tantôt parfaitement lisse et unie, tantôt sillonnée de crevasses et de fissures. La coloration blanche, sans présenter une opacité complète n'a pas du tout la translucidité blanc-bleuâtre du leucome, et de plus elle présente parfois un aspect granulé. ”
Source : Gallica

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