François Jouin

Élements biographiques

François Jouin Des Différents types de métrites… (1892)

Nous avons dit que certains gynécologistes modernes considèrent l'endométrite comme la lésion initiale, l'exorde obligé de toute métrite. Niant les influences générales, ils n'admettent à l'inflammation de la matrice qu'un mécanisme : l'infection. Nous n'acceptons pas, quant à nous, pour tous les cas du moins, cette radicale théorie. Mais nous devons à la vérité de reconnaître que nos deux observations lui donnent raison. Chez nos malades, la lésion n'existe que d'un côté, dans l'utérus actif.
Source : Gallica

François Jouin Des Différents types de métrites… (1892)

Il devient rapidement pathologique si l'on n'y prend garde et si l'on ne sait pas favoriser, par le repos au lit, par des injections et des moyens topiques simples l'involution utérine. Mais la preuve que cette hypertrophie congestive n'est pas ce que l'on peut appeler, à proprement dire, l'abaissement de l'utérus, c'est qu'elle cède très bien à la guérison de la métrite, et à la périnéorrhaphie qui reconstitue la périnée, rend au corps utérin son soutien naturel, et qu'elle peut même disparaître spontanément par le fait de l'involution normale.
Source : Gallica

François Jouin Des Différents types de métrites… (1892)

Nous sommes tellement convaincu de cette vérité, que nous n'hésitons pas, dans cette étude d'ensemble sur les métrites, non seulement à faire une grande place aux flexions, aux versions et à l'abaissement de la matrice, mais à montrer que même la pathologie de ses corps fibreux ne saurait être comprise si on l'isole du processus inflammatoire.
Avons-nous besoin d'insister sur l'intérêt pratique et l'importance du sujet?.
On a dit avec exagération que toutes les femmes souffrent de l'utérus; il n'en est pas moins certain que les lésions de cet organe sont extrêmement fréquentes.
Source : Gallica

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