Albuminurie

Définition et enjeux

Maurice Springer,  L'hygiène des albuminuriques (1898)

“ C'est qu'en effet le cadre infini de l'albuminurie englobe non seulement les maladies aiguës, les maladies chroniques et les intoxications, mais encore toute une catégorie de personnes, chez lesquelles les cliniciens les mieux doués ne peuvent déceler aucun symptôme morbide.
On se trouve donc arrêté dès le début par une question de doctrine. Mais comme l'hygiène thérapeutique en dépend, je n'hésite pas à formuler ma profession de foi : Tout individu qui présente de l'albuminurie à un degré quelconque est un malade.
”
Source : Gallica

Maurice Springer,  L'hygiène des albuminuriques (1898)

“ Enfin, les poisons venus du dehors ne sont pas moins actifs à faire passer l'albumine dans les urines. Nous verrons souvent la clinique invoquer le facteur albuminurie dans les maladies. Mais actuellement, au point de vue pathogénique, il faut dire que l'intoxication n'agit pas en tant qu'altération de la crase sanguine. Si les poisons engendrent l'albuminurie, c'est qu'ils déterminent dans le rein des lésions, que l'histologie nous a fait connaître, lésions qui sont la cause réelle, efficiente du symptôme. ”
Source : Gallica

Maurice Springer,  L'hygiène des albuminuriques (1898)

“ Certains expérimentateurs ont tenté de déterminer l'albuminurie chez l'homme ou chez les animaux par l'absorption de différentes substances albuminoïdes, albumine de l'œuf, caséine, lait, gélatine, etc. Les résultats ont été contradictoires, positifs ou négatifs selon les auteurs, quelquefois différents pour un même expérimentateur. Et quand bien même l'introduction dans l'organisme d'albumines différentes de la séro-albumine déterminerait toujours, à coup sûr, l'albuminurie, s'en suivrait-il nécessairement que l'albuminurie puisse être due à des modifications de cette séro-albumine? ”
Source : Gallica

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