Résumé

Jean Sylvain de Barbe Traité théorique et pratique de la syphilis (1847)

On divise encore les ulcères vénériens en bénins et en malins : les premiers ne sont accompagnés ni de rougeur ni de douleur, le malade ne s'aperçoit de leur existence que par la vue ; les seconds sont accompagnés de douleurs vives, d'inflammation intense, ils font des progrès rapides jusqu'à ce qu'on leur oppose un traitement convenable. Les ulcères vénériens malins ont encore été distingués en inflammatoires et en douloureux ; mais souvent ces deux phénomènes existent à la fois ; dans d'autres circonstances, au contraire, la douleur existe sans l'inflammation, ou celle-ci sans la douleur.
Source : Gallica

Jean Sylvain de Barbe Traité théorique et pratique de la syphilis (1847)

Lorsque la carie attaque la partie interne des os du crâne, on ne peut avoir sur son existence que des signes purement rationnels ; les signes sensibles ne se manifestent que quand il y a à la fois altération de toute l'épaisseur de l'os. Alors la suppuration abondante et sanieuse qui découle de l'ulcère, les fongosités qui s'en élèvent et l'introduction du stylet qui pénètre dans les os indiquent assez l'existence de la maladie.
Source : Gallica

Jean Sylvain de Barbe Traité théorique et pratique de la syphilis (1847)

La cause des caries dont nous parlons est sans contredit le virus vénérien qui, par son ancienneté ou par la négligence du malade et le mauvais traitement qu'il a subi, s'est pour ainsi dire organisé dans le corps ; mais, comme nous l'avons déjà plusieurs fois observé, d'autres causes peuvent encore donner lieu à des ulcères de ces os, que l'on pourrait au premier coup d'oeil confondre avec les vénériennes. Ainsi il n'est pas rare de voir des caries produites par les vices scrofuleux, scorbutique, cancéreux.
Source : Gallica

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