Jacques-Gilles Maisonneuve

Jacques-Gilles Maisonneuve

Résumé

Portrait de Jacques-Gilles Maisonneuve Jacques-Gilles Maisonneuve Traité pratique des maladies vénériennes… (1853)

Demander pourquoi on l'observe chez l'un et pas chez l'autre , c'est demander, en d'autres termes , pourquoi celui-ci est apte à contracter la vérole constitutionnelle, et pourquoi celui-là y est réfractaire. — Tout ce que nous savons, c'est que l'induration , comme la vérole constitutionnelle, ne s'observe qu'une seule fois sur le même individu ; — tout ce que nous pouvons présumer, c'est que certains individus ont reçu de leurs parents l'immunité dont ils jouissent. A moins que l'on n'aime mieux admettre plusieurs espèces de virus, ce qui n'est point démontré jusqu'à présent (1) .
Source : Gallica

Portrait de Jacques-Gilles Maisonneuve Jacques-Gilles Maisonneuve Traité pratique des maladies vénériennes… (1853)

Quand le père et la mère sont infectés tous les deux , l'infection du produit est elle-même fatale ; quand au contraire , un seul des deux parents est malade, on admet que, dans un assez grand nombre de cas, le produit peut être sain. On pense alors que le parent non vérolé transmet au foetus l'immunité dont il jouit. La vérole héréditaire est d'autant plus à craindre que la syphilis est plus récente chez les parents ; l'infection du produit, la mère restant saine, est plus souvent cause d'avortement que si l'infection est produite par la mère. Le produit infecté n'infecte jamais la mère.
Source : Gallica

Portrait de Jacques-Gilles Maisonneuve Jacques-Gilles Maisonneuve Traité pratique des maladies vénériennes… (1853)

Or, dans le chancre gangréneux, rien ne saurait être aussi nuisible que le mercure. Il est des praticiens qui, sans distinction aucune , appliquent la médication mercurielle à tous les accidents vénériens ; cette routine aveugle a, dans le cas qui nous occupe, des inconvénients très-sérieux. Rien, en effet, ne favorise plus la gangrène que l'appauvrissement du sang, et tout le monde sait combien le mercure enlève au sang ses éléments plastiques. Dans les cas de gangrène sans induration, à quoi bon d'ailleurs un traitement mercuriel, puisqu'on n'a nullement à craindre l'infection générale?
Source : Gallica

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