Résumé

Just Lucas-Championnière Recherches pratiques sur la thérapeutique de la syphilis… (1836)

C'est ce que la pratique démontre chaque jour : guidés par cette opinion, que le mercure est le spécifique de la syphilis, des médecins s'obstinent à l'administrer contre des symptômes rebelles afin de proportionner la dose du remède à l'opiniâtreté du mal. Mais si de plus sages conseils font abandonner tout traitement, ou si les malades, fatigués, se refusent enfin à prolonger cette inutile médication, ils voient avec surprise tous les symptômes se dissiper dès qu'ils ont cessé de stimuler l'économie par des remèdes intem pestifs.
Source : Gallica

Just Lucas-Championnière Recherches pratiques sur la thérapeutique de la syphilis… (1836)

Lorsque son fond repose sur une masse indurée, inégale et peu mobile, il est presque impossible que la cicatrice s'étende convenablement; ou si la plaie parvient à se fermer, elle ne larde pas à se rouvrir à la plus légère fatigue. Si donc le bubon, après avoir été ouvert, présente encore une masse volumineuse et dure, si surtout les ganglions enflammés font saillie dans la plaie, il serait inutile de chercher à obtenir une cicatrisation peu durable, et de s'occuper d'ailleurs d'un symptôme qui n'est que d'un intérêt secondaire dans le cas dont il s'agit.
Source : Gallica

Just Lucas-Championnière Recherches pratiques sur la thérapeutique de la syphilis… (1836)

Or quand aucun ne s'offre à nos yeux, il faut bien considérer la maladie comme détruite. Nous examinerons: plus tard les circonstances qui hâtent ou favorisent sa disparition, qui préviennent ou atténuent les rechutes; nous devons nous borner ici à faire remarquer que, soit que la maladie ait été abandonnée à elle-même, soit qu'on l'ait combattue par un traitement quelconque, la guérison est le plus ordinairement définitive; Ce virus n'est donc pas indestructible ; la puissance des remèdes ou les efforts de la nature suffisent donc à son anéantissement.
Source : Gallica

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