Résumé

Jean Pierre Troncin Préservation de la syphilis, de son extinction dans l'armée et dans les maisons de tolérance… (1851)

La dartre ulcérée rongeante, quand on la laisse parvenir à un haut degré de destruction est la maladie cutanée la plus affreuse qu'il soit possible d'imaginer. Elle affecte spécialement la figure, elle ronge, elle détruit toutes les régions qu'elle attaque; la peau, les muscles, les cartilages, tout disparaît, les os seuls l'arrêtent, en détruisant les paupières, elle attaque les yeux qui s'affaissent et disparaissent ; les lèvres, le nez, les oreilles, tout ce qui est entrepris est corrodé, rongé, détruit. La figure la plus belle devient hideuse, repoussante même pour les malades.
Source : Gallica

Jean Pierre Troncin Préservation de la syphilis, de son extinction dans l'armée et dans les maisons de tolérance… (1851)

Les chefs de corps savent que c'est par l'armée que la maladie syphilitique se propage au loin, qu'elle étend ses ravages dans tous les pays, et que ni le village, ni le simple hameau, rien n'échappe au fléau. Le militaire, mal guéri d'une ou de plusieurs maladies, rentre dans ses foyers à l'expliration de son temps de service, ou se fixe dans une autre localité, il apporte là des germes d'infection, de destruction. Par lui, la femme la plus saine devient malade ou met au monde des enfants chétifs, qui tôt ou tard deviennent rachitiques, scrofuleux, dartreux.
Source : Gallica

Jean Pierre Troncin Préservation de la syphilis, de son extinction dans l'armée et dans les maisons de tolérance… (1851)

Les ressources sont impuissantes en ce que le cancer puise sa propriété destructive dans la nature des sécrétions des fluides exhalés qui de plus en plus deviennent d'une qualité, d'une nature mauvaise, corrosive, et, au lieu d'un bon travail d'élimination, comme dans un ulcère simple ou par perte de substance, au lieu d'avoir un bon pus albumineux, crémeux, on n'observe qu'une sérosité ichoreuse, brûlante, tellement corrosive, qu'elle attaque la peau saine quand elle découle dessus.
La nature ne peut plus rien contre un aussi mortel ennemi; ce n'est plus qu'une question de temps pour mourir.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature