Résumé

Louis Jullien Traité pratique des maladies vénériennes… (1879)

Aussi est-il bien rare qu'une telle ulcération ne soit pas considérée et par le malade et souvent aussi par le médecin comme un ulcère primitif. Que de prétendues récidives d'infection n'ont jamais eu d'autre origine! L'existence d'un chancre induré ancien et d'autres accidents antérieurs est la principale donnée susceptible de mettre sur la voie de la vérité; en outre, dans bien des cas, les malades affirment ne s'être point exposés à la contagion; c'est inopinément, dans le cours de la deuxième ou de la troisième année après l'infection, que le mal est survenu.
Source : Gallica

Louis Jullien Traité pratique des maladies vénériennes… (1879)

On sait qu'Auzias-Turenne, Boeck et Sperino croyaient avoir trouvé dans l'inoculation répétée du virus chancreux le remède souverain, tant préventif que curatif, de la syphilis; dès lors il est évident que le mercure perdait toutes ses indications. Ce que l'on sait moins, c'est que la doctrine condamnable de la syphilisation mise en avant, tant en Suède qu'en Italie, par des hommes d'une incontestable loyauté et d'une grande compétence clinique, les poussa dans les voies de l'observation impartiale, et
d'une atroce agonie, être suffoquées par ces humeurs corrompues.
Source : Gallica

Louis Jullien Traité pratique des maladies vénériennes… (1879)

Rien de plus irrégulier que la marche et la durée de l'inflammation. Il n'est pas rare qu'une partie seulement du chancre soit envahie, et les phénomènes inflammatoires peuvent se montrer et disparaître à plusieurs reprises sur le même ulcère. Quand ils cessent, le chancre entre parfois en pleine réparation, d'autrefois il reste à la période d'état.
L'engorgement simple de la base du chancre peut offrir les plus grands rapports avec l'induration de cause spécifique ; sa mobilité, sa brusque disparition, lorsque cesse l'inflammation, l'en feront souvent distinguer.
Source : Gallica

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