Photophobie

Définition et enjeux

Jules-Claude Carnet Traité pratique des maladies des yeux et de la vue… (1869)

Bien entendu, il y a plusieurs degrés dans la photophobie : dans le premier degré, la lumière produit une certaine gêne qui ne permet pas à l'œil de rester ouvert quelque temps, sans que la vue ne soit bientôt obscurcie par les larmes et par une véritable cuisson; dans le deuxième degré, l'impression de la lumière est trop pénible pour que le Malade puisse spontanément ouvrir ses yeux
Source : Gallica

Albert Terson Ophtalmologie du médecin praticien (1916)

Le malade craint vivement et douloureusement la lumière, dans les affections aiguës de la cornée, de l'iris, de la choroïde et de la rétine. Chez les enfants, la photophobie brusque annonce un corps étranger ou une kératite pustuleuse. Elle prouve que, dans une conjonctivite, la cornée se prend.
La photophobie est marquée chez la plupart des cataractes qui y obvient par des voiles, des chapeaux rabattus, des verres fumés. Certains névropathes et aliénés sont tout à coup pris de crises de photophobie, durant des semaines, sans lésion aucune du fond de l'oeil.
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Portrait de Jacques-Gilles Maisonneuve Jacques-Gilles Maisonneuve Traité pratique des maladies vénériennes… (1853)

Il n'est pas rare ensuite que vers la fin, alors que le mal est à son summum et que les troubles organiques sont le plus apparents, la photophobie diminue ou cesse complétement. — L'épiphora accompagne la photophobie dans toutes ses phases. — Au début du mal, la vue reste parfaitement intacte ; mais bientôt elle ne tarde pas à se troubler ; le malade voit d'abord comme à travers un brouillard , ce sont des nuages légers qui s'interposent entre son oeil et l'objet qu'il regarde ; puis ce sont des taches, des mouches, qui voltigent et passent sans cesse devant son oeil.
Source : Gallica

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