Résumé

Albert Terson Ophtalmologie du médecin praticien (1916)

Quand vous voyez un oeil rouge, vous êtes tenté de prononcer le mot de « conjonctivite ». Il ne faut pas " croire » à une conjonctivite. Il faut être sûr
que l'oeil a, ou n'a pas, une conjonctivite.
Si cet oeil rouge souffre, au contraire, d'une iritis, d'une kératite, d'un glaucome, d'une sclérite, l'erreur de diagnostic aura des conséquences déplorables, alors que l'atropine, la pilocarpine, une opération d'urgence, auraient sauvé la vue.
Source : Gallica

Albert Terson Ophtalmologie du médecin praticien (1916)

N'imitez pas ces praticiens qui ne sont pas ou plus capables de voir un corps étranger cornéen et un point lacrymal sans verres correcteurs et qui s'obstinent à ne pas employer le binocle, indispensable pour être, au moins momentanément, ophtalmologiste.
Même si vous avez les doigts fins et légers, méfiez-vous des pressions sur l'oeil et autour de l'oeil ; le cristallin, l'iris peuvent sortir d'une cornée amincie ou perforée, alors que, sans habitude spéciale, on croyait n'exercer qu'une pression insignifiante.
Source : Gallica

Albert Terson Ophtalmologie du médecin praticien (1916)

Il en sera de même du pronostic, sur lequel vous devez être réservé et dont vous devez partager la responsabilité. Rappelezvous que la plupart des incurables espèrent contre toute espérance. Agissez avec science, expérience, humanité et urbanité. Ne jonglez pas avec les termes impressionnants (amaurose, paralysie, atrophie, etc.) , ne les employez qu'en connaissance de cause et en temps opportun, car ce n'est pas seulement un oeil que vous avez à soigner, c'est aussi, c'est surtout, un être malade et malheureux, dont la vue et la vie sont plus d'une fois menacées ensemble.
Source : Gallica

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