Ophtalmie sympathique

Définition et enjeux

Portrait de Victor Morax Victor Morax Thérapeutique oculaire (1899)

On donne le nom d'ophtalmie sympathique aux accidents inflammatoires qui surviennent dans un œil, consécutivement à certaines lésions du congénère. C'est presque toujours à la suite d'accidents septiques consécutifs au traumatisme accidentel ou opératoire que se développent, après un intervalle de deux ou trois semaines au minimum ou d'un grand nombre d'années, les symptômes de l'ophtalmie sympathique.
Source : Gallica

Émile Valude Nouveaux éléments d'ophtalmologie… (1908)

Quelle que soit sa forme, l'ophtalmie sympathique ne débute pas brutalement; elle s'annonce volontiers par des prodromes plus ou moins marqués, de là photophobie, du larmoiement, de la lourdeur, parfois un peu de douleur oculaire. Cette irritation sympathique peut persister telle quelle pendant des années. On voit des malades porteurs d'anciens moignons atrophiques ou de leucomes adhérents, avec ou sans atrophie cornéenne, présenter pendant des années seulement un excès de sensibilité à la lumière et du larmoiement.
Source : Gallica

Émile Valude Nouveaux éléments d'ophtalmologie… (1908)

Ophtalmie sympathique. — Elle est bien connue et ne diffère pas de celle de l'homme. Les agronomes, les maréchaux, les vétérinaires, avaient remarqué depuis longtemps l'action sympathique de certaines inflammations traumatiques ou pathologiques. Ils savaient même que l'oeil qui suppure n'est plus dangeureux pour le congénère et ils le détruisaient volontiers, dans les cas suspects, en y appliquant de la chaux vive. Aujourd'hui on pratiquerait plutôt l'ablation du segment antérieur, l'exentération ou mieux l'énucléation.
Source : Gallica

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