Maladie incurable

Définition et enjeux

Alexandre Crevel Le Cri des peuples, adressé au Roi… (1817)

Nos maux sont incurables ou curables. S'ils sont incurables regardons-nous comme condamnés à nous voir mourir de fatigues, d'épuisement et dans les convulsions. Mais toute maladie dérive d'un principe; elle est curable avant de devenir incurable. Nous devons donc regretter les progrès de celle qui nous accable, progrès que de bons remèdes primitivement appliqués eussent arrêtés incontinent, car un malade , habilement traité, revient à la santé; Un médecin impérite l'eût conduit au tombeau. La présence du mal indique l'existence du remède, sublata causa tollitur effectus.
Source : Gallica

Paul Reis Etude sur Broussais et sur son oeuvre (1869)

Là commence le dissentiment : selon notre compatriote, toutes les maladies sont locales dans le principe, et les désordres qui paraissent être généraux ou qui le deviennent effectivement, dérivent sympathiquement d'un organe ou d'un tissu primitivement sur-incité, comme il arrive à la suite d'une plaie ou de toute autre maladie chirurgicale, abstraction faite des conditions anémiques, chlorotiques et autres circonstances appartenant à l'idiosyncrasie, au tempérament personnel.
Source : Gallica

Portrait de Georg Ernst Stahl Georg Ernst Stahl Oeuvres médico-philosophiques et pratiques de G.-E. Stahl… (1863)

Il définit ensuite la maladie : tout dérangement, malaise ou trouble profond survenu soit dans l'organisme, soit dans l'actuation du phénomène vital, soit dans la direction et l'administration des mouvements et actes vitaux eux-mêmes, soit enfin dans l'aberration des facultés intellectuelles toujours liée à une altération sensible ou non, tant de l'organisation que de l'instrumentation ou des actes vitaux. Il entend, enfin, par fièvre, une manifestation sensible de la résistance active, de la lutte efficace du principe vital conservateur, de la nature, contre la cause morbifique.
Source : Gallica

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