Résumé

Henri Chatinière Pour sa santé. Ce qu'un poilu doit savoir (1916)

C'est un égoïste d'une variété spéciale, qui craint d'être exploité, qui refuse de travailler pour autrui, ne voulant peiner qu'à son profit. Et cette obstination naît de son amour-propre, car en revanche, il se ferait tuer pour son régiment, son bataillon, son escouade, son sergent, les plus beaux du monde à ses yeux, et c'est évidemment l'amour-propre qui lui inspiré cette solidarité restreinte. Egoïste par amour-propre, son amour-propre seul musèle cet égoïsme et le rend apte aux dévouements sublimes.
Source : Gallica

Henri Chatinière Pour sa santé. Ce qu'un poilu doit savoir (1916)

L'Epidémie lui paraît une sorte de Fatalité implacable, mystérieuse, d'autant plus terrifiante qu'elle est invisible, qu'elle ne se manifeste pas matériellement; de même, la Contagion passe volontiers pour une Force de la nature, vague, implacable, quelque peu énigmatique, devant laquelle, victime résignée, on n'a qu'à courber la tête.
En réalité, une définition nette du sens des mots suffit à dissiper toute obscurité. La vérité est simple : la Fatalité n'est qu'un mythe, derrière lequel se déguise la maladie pour livrer assaut aux imprudents.
Source : Gallica

Henri Chatinière Pour sa santé. Ce qu'un poilu doit savoir (1916)

Chez le soldat français, l'indigestion est une surprise plutôt rare, et n'atteint jamais les mêmes proportions; l'ivresse est plus souvent de la gaieté, un plumet gaulois, que de la « saoûlographie ».
Quant à la terre, nos gaillards l'aiment de tout
cœur, certes, et elle les nourrit en bonne mère, mais elle ne leur reste ni sur l'estomac ni dans le gosier, et, si de la terre française a étranglé quelques Boches, c'est qu'elle répugnait à pénétrer dans des ventres teutons.
Source : Gallica

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