Joseph-Jules Garat, Vieux péchés (1890)
“ Quand d'un bon vieux curé, chaste, pur et serein, J'héritai d'un chanteur remarquable, un serin Qui vivait seul, depuis trois ou quatre ans en cage ; De l'ermite emplumé je plaignais le courage, Et je songeai de suite (étais-je assez naïf?) A faire le bonheur de mon ténor captif. J'achetai sans tarder une jeune serine Du jaune le plus pur, vive, alerte, mutine, Et lui fis partager la prison du chanteur Que l'amour changerait en logis enchanteur. ”
