G. de La Châtaigneraie

Élements biographiques

G. de La Châtaigneraie Le mystère d'un vieux château (1884)

Mais c'est la tour Maudite ! répéta le vieillard, en se signant de nouveau. M. le comte, vous vous moquez de moi, n'est-ce pas ? Vous savez bien que chaque fois qu'un malheur doit s'abattre sur Sérigny, c'est en cet endroit fatal qu'il apparaît tout d'abord. C'est donc tenter Dieu que d'y mettre le pied. Il n'est pas une âme au château, et M. le baron tout comme les autres, – car jamais d'aucun côté il n'en approche – qui ne soit convaincu que la tour appartient à Satan, et que quiconque s'y introduirait payerait bien cher son audace.
Source : Gallica

G. de La Châtaigneraie Le mystère d'un vieux château (1884)

Lorsque Ludovica, bercée par les tendres paroles, par le doux murmure de cette voix presque
maternelle qui lui disait d'espérer, eut fini par s'endormir, Mlle de Sérigny renouvela une fois encore sa généreuse prière.
– Qu'elle soit heureuse, mon Dieu ! Quoi qu'il doive m'en coûter pour lui acheter ce bonheur, je suis prête à souffrir.
Et c'était l'heure où, dans la vieille tour, qui avait servi de criminels desseins, l'aïeul de Geneviève apparaissait aux yeux d'Albéric.
Quand Mlle de Sérigny s'éveilla, Ludovica dormait encore. La jeune fille, -voulant un peu de jour, sonna Jeannette.
Source : Gallica

G. de La Châtaigneraie Le mystère d'un vieux château (1884)

Converser avec un être humain, un être sensible et bon : quelle grâce inespérée pour l'habitant de la tombe ! Cette nuit-ci est bénie.
Albéric, reprit-il après une pause, et son accent était empreint d'une ineffable tendresse, parlez-moi, je vous en prie, de la fille d'Hugues de Sérigny, de Geneviève..
– Ne me serais-je point trompé ? pensa le jeune homme ; mais c'est impossible, impossible !
L'inconnu, voyant qu'il tardait à lui répondre, le supplia du regard.
Ce regard avait sur lui un pouvoir magique, quand il prenait l'expression affectueuse dont nous
avons parlé.
Source : Gallica

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