Gosvin-Joseph-Augustin de Stassart

Élements biographiques

Gosvin-Joseph-Augustin de Stassart Fables (7e édition augmentée d'un huitième livre… (1847)

FABLE XII.
Le Renard et le Chien.
Un renard avait pris l'honneur du poulailler, Un coq fameux, et tel que l'Angleterre N'en a jamais vu batailler.
Pour le venger, Brifaut se dispose à la guerre.
Le voilà prêt. Il cherche l'ennemi, Le voit, l'attaque, et le déchire; Maître renard soudain expire.
Brifaut ne fait rien à demi.
Pour l'infâme artisan du crime, Le succès même est un malheur : Renard, tout fin qu'il est, en devient la victime.
On brave les remords, on trouve un dieu vengeur.
FABLE XIII.
Le Cheval et l'Ane.
Les animaux savent ce qui se passe Chez nous.
Source : Gallica

Gosvin-Joseph-Augustin de Stassart Fables (7e édition augmentée d'un huitième livre… (1847)

Il sort par l'autre bout ; les ailes étendues, Il s'élance alors dans les nues ; Puis, fatiguant les airs de ses cris belliqueux, Il appelle au combat l'oiseau du roi des dieux.
Pour réprimer tant d'arrogance, L'aigle enfin parait et s'avance.
Le milan vers le pont s'enfuit ; L'aigle, poussé par la colère, Avec rapidité le suit, Et le suit jusqu'en son repaire.
Comment sortir de cet étroit sentier?
Le milan bien , mais l'aigle altier Allonge en vain son corps; tousses muscles frémissent ; De ses pieds vigoureux tous les nerfs se roidissent : Pour soulever la voûte il s'enfle avec effort
Source : Gallica

Gosvin-Joseph-Augustin de Stassart Fables (7e édition augmentée d'un huitième livre… (1847)

FABLE PREMIÈRE.
Le Chêne, l'Ormeau et la Ronce.
A M. L'ABBÉ SOTTEAU, PROFESSEUR DE RHÉTORIQUE AU COLLÈGE DE NAMUR 89.
Cette fable s'adresse à vous ; De ma reconnaissance elle sera le gage.
Vous instruisîtes mon jeune âge ; J'y songe tous les jours. Ce souvenir m'est doux, Et j'aime à vous en faire hommage.
Le roi d'une antique forêt, Un chêne au superbe feuillage, Aimait à voir, sous son ombrage, Un jeune ormeau qui prospérait.
Le chêne, sur sa tête altière, Le premier reçoit-il les feux brûlants du jour, Pour son élève, avec amour,
Il les adoucit, les tempère.
Source : Gallica

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