Louis-François Jauffret

Élements biographiques

Portrait de Louis-François Jauffret Louis-François Jauffret Oeuvres de Florian. Nouvelles (1838)

Au mien l'on aime encor, près de vous je le sens ; Mais peut-on jamais plaire avec des cheveux blancs ?
Dissipez la frayeur dont mon âme est saisie : Moïse ordonne en vain le bonheur de ma vie ; Si je suis heureux seul, ce n'est plus un bonheur.
Ah ! que ne lisez-vous dans le fond de mon cœur !
Lui dit Ruth ; vous verriez que la loi de ma mère Me devient dans ce jour et plus douce et plus chère.
La rougeur, à ces mots, augmente ses attraits.
Booz tombe à ses pieds : Je vous donne à jamais Et ma main et ma foi : le plus saint hyménée Aujourd'hui va m'unir à votre destinée.
Source : Gallica

Portrait de Louis-François Jauffret Louis-François Jauffret Louis-François Jauffret, sa vie et ses oeuvres… (1869)

Si je pouvais sous le feuillage Caresser un aimable enfant!
Tu nais, et mon âme ravie Sent toute sa félicité: Le plus doux rêve de ma vie Devient une réalité.
Bientôt d'une claire verdure Les bosquets seront couronnés ; Je verrai toute la nature Sourire à tes yeux étonnés.
De l'hirondelle familière Le ramage plein de douceur Appellera sur ta paupière Un doux sommeil pur à ton cœur.
Jaloux de voir le jour éclore, Le berger fixe l'horizon ; Tel je veux épier l'aurore Qui précédera ta raison,
Aux jeux naïfs de ton enfance Je me mêlerai quelquefois
Source : Gallica

Portrait de Louis-François Jauffret Louis-François Jauffret Oeuvres de Florian. Nouvelles (1838)

Elles ont l'air aussi douces que belles: Éprouvons-les. Il dit. Dans le moment Notre Médor voit une belle dame Qui se promène avec son jeune amant.
Un doux espoir s'empare de son âme; Il s'en approche, et, d'un air suppliant, De leurs souliers vient baiser la poussière, Puis les regarde, et leur dit tendrement : N'aurez-vous pas pitié de ma misère ?
Les amoureux ont toujours le cœur bon.
Tout aussitôt cette dame attendrie Du pauvre chien se déclare l'amie, Et sur-le-champ le mène à sa maison.
Le bon Médor lui marque sa tendresse
Par plus d'un saut, par plus d'une caresse
Source : Gallica

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