Louis-François Jauffret

Louis-François Jauffret

Résumé

Portrait de Louis-François Jauffret Louis-François Jauffret Oeuvres de Florian. Nouvelles (1838)

Quand le printemps se renouvelle , Je te vois, aimable hirondelle, Au nid qu'avec art tu bâtis, Revenir faire tes petits, Et t'en retourner quand il gèle.
Dans mon cœur l'amour, en tout temps, Établit son nid, sa demeure ; Ses petits naissent à toute heure , Et l'heure d'après ils sont grands.
L'un n'a point de duvet encore, Déjà son frère est près d'éclore; Celui-ci demande à couver ; Celui-là sort de la coquille , Ses aînés viennent l'élever; Les plus forts ont déjà famille ; Tous ont besoin d'être nourris : Pour peu que je les fasse attendre , Ce sont des pleurs, ce sont des cris.
Source : Gallica

Portrait de Louis-François Jauffret Louis-François Jauffret Oeuvres de Florian. Nouvelles (1838)

Au mien l'on aime encor, près de vous je le sens ; Mais peut-on jamais plaire avec des cheveux blancs ?
Dissipez la frayeur dont mon âme est saisie : Moïse ordonne en vain le bonheur de ma vie ; Si je suis heureux seul, ce n'est plus un bonheur.
Ah ! que ne lisez-vous dans le fond de mon cœur !
Lui dit Ruth ; vous verriez que la loi de ma mère Me devient dans ce jour et plus douce et plus chère.
La rougeur, à ces mots, augmente ses attraits.
Booz tombe à ses pieds : Je vous donne à jamais Et ma main et ma foi : le plus saint hyménée Aujourd'hui va m'unir à votre destinée.
Source : Gallica

Portrait de Louis-François Jauffret Louis-François Jauffret Oeuvres de Florian. Nouvelles (1838)

Mais à condition que de toi je saurai Pourquoi cette gaîté, ce bonheur que j'envie, Embellissent tes jours, ne te quittent jamais ; Tandis que moi, roi des forêts, Je suis si triste et je m'ennuie.
Sire, lui répond l'écureuil, Je dois à votre bon accueil La vérité : mais, pour la dire, Sur cet arbre un peu haut je voudrais être assis.
-Soit, j'y consens : monte.-J'y suis.
A présent je peux vous instruire.
Mon grand secret pour être heureux C'est de vivre dans l'innocence : L'ignorance du mal fait toute ma science; Mon cœur est toujours pur, cela rend bien joyeux.
Source : Gallica

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