Jean-Auguste Boyer-Nioche, Fables (4e édition augmentée d'un sixième livre et illustrée… (1858)
“ FABLE X. LE CONDOR ET LE COLIBRI. * COMMENT autour de moi, chétive créature, Oses-tu voltiger ? dit l'énorme condor Au colibri. Va loin, il en est temps encor, Ou tu vas devenir à l'instant ma pâture. — Lâche ennemi ! vois-tu bien cette fleur ? Elle porte mon nid; ma famille y sommeille; C'est sur son destin que je veille, * De même que le Condor est le plus grand des volatiles, puisqu'il a dix-huit ou vingt pieds de vol ou d'envergure, le colibri, qui ne diffère de l'oiseau-mouche que par la forme de son bec, est à la fois un des plus petits, des plus jolis et dés. ”
