Léon Riffard

Résumé

Léon Riffard Contes et apologues (1888)

L'esclave Se reprend, s'analyse. Il scrute son malheur, Mêlé de jours heureux, malgré tout, c'est la vie!
Et s'il reste en son cœur un brin de poésie, Sur sa lèvre un souris, sous sa paupière un pleur, Il chante ! et sa chanson, que la muse encourage Parce qu'elle n'a rien d'un poème banal, Vécue, et cependant empreinte d'idéal, Ouvre l'aile soudain, et vole d'âge en âge !
Cet enfant, fils des Grecs, dans son petit bazar, Offre-un morceau de lave, et c'est un objet d'art.
Eh bien, offre au public un morceau de ta vie, Poëte, et que ce soit une œuvre de génie !
Source : Gallica

Léon Riffard Contes et apologues (1888)

Il est difficile et peut-être dangereux de publier des fables après La Fontaine. Et pourtant, malgré les écueils, il n'y a pas de genre plus vivant et plus souriant que la fable. Enfermer dans un cadre étroit un petit drame, et, d'un trait juste et fin, dessiner un tableau ; ici, composer une épopée en raccourci, et là, un paysage en miniature; donner la vie à des personnages divers, vrais comme la réalité, et charmants comme la fantaisie, faire trotter la fourmi et chanter la cigale, rugir le lion et bourdonner l'insecte
Source : Gallica

Léon Riffard Contes et apologues (1888)

Quoi ! vous ne craignez pas de vous rompre une veine ?
— Et vous, qui nous venez de quelque bord lointain Perdu sous la zone torride, Sans autre repos en chemin Qu'un bout de mât, fuyant sur la plaine liquide, Lui répondit le rossignol, Vous que je vois d'ici, tantôt rasant le sol, Tantôt planant là-haut, par delà les nuages, Immobile au-dessus des vents et des orages, Quoi ! vous ne craignez pas de vous casser le col, A bout d'ailes un jour, ou de faire naufrage?
— Ma vie, à moi, n'est qu'un long vol.
Source : Gallica

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