Léon Riffard, Contes et apologues (1888)
“ L'esclave Se reprend, s'analyse. Il scrute son malheur, Mêlé de jours heureux, malgré tout, c'est la vie! Et s'il reste en son cœur un brin de poésie, Sur sa lèvre un souris, sous sa paupière un pleur, Il chante ! et sa chanson, que la muse encourage Parce qu'elle n'a rien d'un poème banal, Vécue, et cependant empreinte d'idéal, Ouvre l'aile soudain, et vole d'âge en âge ! Cet enfant, fils des Grecs, dans son petit bazar, Offre-un morceau de lave, et c'est un objet d'art. Eh bien, offre au public un morceau de ta vie, Poëte, et que ce soit une œuvre de génie ! ”
