Joachim Durandeau

Résumé

Joachim Durandeau La comédie à cent actes (1881)

Les comprendre, c'est avoir en main la clef de notre histoire moderne et contemporaine. On y entre alors de plain-pied on pénètre au cœur des choses mêmes, on tient la synthèse de ces siècles. Les faits n'en sont que l'analyse ou les signes extérieurs mais tous viennent se grouper et s'expliquer dans la formule dont nous parlons.
C'est Descartes qui a prononcé le « J'ai vu», en lançûnt hardiment son « Je pense, je suis », et en proclamant l'évidence, c'est-à-dire la raison éclairée, comme seul criterium du vrai. Tel est le trait dominant au XVIIe siècle, telle est sa caractéristique
propre.
Source : Gallica

Joachim Durandeau La comédie à cent actes (1881)

Qu'ils sont plaisants à l'œil ces vieux noms bien-aimés! Comme parlent au cœur retracés, animés,
Tes traits, tes nobles traits, ô France, notre mère C'est onde de Jouvence, et non point onde amère, Que le flot qui murmure en ces jeunes auteurs.
Les vieux Maitres sont là, Dorât et les docteurs, Les Salel, les Muret, les Budé, les Turriibe,
Saintement enseignant le grec au jeune éphèbe
Qui, la lampe à la main, se retire fort tard
Et veille avec Baif, comme le fit Ronsard,
Accourcissant leurs jours pour allonger leur gloire C'est de celle onde-là, jeunes gens, qu'il faut boire.
Source : Gallica

Joachim Durandeau La comédie à cent actes (1881)

Mais si ma fable est applaudie,
Je jure par Molière, et Scribe, s'il vous plaît, D'éviter la tempête et l'affront du sifflet.
Je vous tiens pour un saint, mon bonhomme Grégoire Vous êtes alité! La peur d'un prompt trépas
Fait rêver d'eau bénite, et c'est là votre cas. Tout prend dans votre esprit comme une forme noire Le cabaret voisin vous apparaît en deuil
Le vin n'y vaut plus rien' Vous n'avez plus l'orgueil De votre humble métier qui vous nourrit à peine; Le cuir ne vous dit rien, encore moins l'alêne Pauvre Grégoire, allons, commande ton cercueil.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature