Antoine Houdar de La Motte,
Fables
“ Peu de raisons, grand bruit, et couroux imprudent : On se raille, on s’outrage, et rien ne se décide ; Déja, l’un l’autre s’excédant, Pluton branle sa fourche, et Pallas son égide, Et le dieu des mers son trident. Quoi, messieurs, dit Jupin ; quoi, pour une autre Troye, La guerre encor s’éleveroit chez vous ? Voulez-vous toûjours qu’on vous croye Des dieux capricieux et fous ? N’a-t-on pas dit assez de sotises de nous ? Holà, la paix, dit-il, la paix. Point de nouvelles ; La paix n’étoit au ciel ; il fallut la chercher. ”
