Antoine Houdar de La Motte

Antoine Houdar de La Motte

Résumé

Portrait de Antoine Houdar de La Motte Antoine Houdar de La Motte,  Fables

“ Peu de raisons, grand bruit, et couroux imprudent :
On se raille, on s’outrage, et rien ne se décide ;
Déja, l’un l’autre s’excédant,
Pluton branle sa fourche, et Pallas son égide,
Et le dieu des mers son trident.
Quoi, messieurs, dit Jupin ; quoi, pour une autre Troye,
La guerre encor s’éleveroit chez vous ?
Voulez-vous toûjours qu’on vous croye
Des dieux capricieux et fous ?
N’a-t-on pas dit assez de sotises de nous ?
Holà, la paix, dit-il, la paix. Point de nouvelles ;
La paix n’étoit au ciel ; il fallut la chercher.
”
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Portrait de Antoine Houdar de La Motte Antoine Houdar de La Motte,  Fables

“ Aux rayons du soleil l’allume de son aîle ;
Et soûmis, il s’y va coucher.
Les feux emportés par Zéphire
Prennent au logis du hibou :
Sur son bucher le saint expire,
L’impie expire dans son trou.
Mais l’un meurt pour toûjours, et l’autre de sa cendre
Renaît avec tout son éclat.
À l’immortalité le juste doit s’attendre :
La mort et pis, est pour le scélérat.
Mais c’est dommage, ce me semble,
D’avoir encor à dire une autre vérité.
Le phoenix est unique ; et pour la rareté,
Le juste à peu près lui ressemble.
LE FESTIN DU LION
Le lion, en bon roi, voulut traiter sa cour.
”
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Portrait de Antoine Houdar de La Motte Antoine Houdar de La Motte,  Fables

“ Le vrai corps du délit auprès de Ragotin.
Ah ! Le perfide ! Il faut qu’il meure ;
Point de pardon pour cet ingrat.
Vîte, qu’on me l’assomme. On obéit sur l’heure ;
En le frappant chacun le pleure :
Mais l’amitié n’alla qu’à soupçonner le chat,
Et pas plus loin : du chien nul ne prit la défence ;
Et pour toute reconnoissance,
C’est dommage, dit-on ; mais qu’y faire ? Il est mort.
Un ennemi nuit plus que cent amis ne servent ;
Qu’à jamais les dieux m’en préservent.
La haine veille, et l’amitié s’endort.
”
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