Hippolyte-Adolphe Taine, La Fontaine et ses fables (3e éd… (1853)
“ La fougère dans les climats chauds est un grand arbre, et chez nous une pauvre plante avortée. Le seigneur, entouré de respects, méprise les autres et se respecte lui-même. Il prend de soi et des autres l'opinion que les autres ont d'eux-mêmes et de lui. L'artisan, dans son étroite échoppe, attaché à son métier machinal, occupé tout le jour par la pensée d'un écu, perd le sens du beau , l'aisance d'esprit, la hardiesse des désirs, et son âme se rapetisse avec ses pensées. Nous naissons tous et nous croissons d'un mouvement spontané, libres, élancés, comme des plantes saines et vigoureuses. ”
