Augusta Coupey, Fables originales
“ Là-dessus, mes amis, livrez-vous à des gloses, Il n’en sera ni plus ni moins. Ésope et Phèdre sont témoins Qu’il faut pour compléter le parfait, fabuliste ; Un plaideur en bonnet [7] , doublé d’un moraliste, Le dernier à raison, l’autre n’a jamais tort, Et c’est souvent celui que l’on applaudit fort... Mais trêve à ce discours, revenons à ma fable. Il s’agissait d’un paon, futur mets de la table, Et d’un petit Minet. Désireux de briller l’oiseau se pavanait, Ouvrant comme un écrin sa queue étincelante, Au soleil de midi, parure chatoyante. ”
