Jean Lapin

Définition et enjeux

Augusta Coupey,  Fables originales

“ Jean Lapin.
Un Jean Lapin contre l’esprit de race
Était taquin, provoquant, ferrailleur ;
Il ne savait ni se tenir en place
Ni réprimer son instinct batailleur.
À tout propos c’était lutte, chicane,
Pour oui, pour non, l’acte le plus guerrier.
Craignant de Jean et la gaule et la canne,
Parents, amis, s’enfuyaient du terrier.
Tyran des siens, seul possesseur du gîte,
Il se crut lors Condé, Renaud, Bayard ;
Il foudroira le peuple qui s’agite
Et l’univers tremblant sous son regard.
Moustache au vent, Jannot courre à la lande
À l’ennemi proposer le combat.
”
Source : Wikisource

Portrait de Gaspard de Cherville Gaspard de Cherville,  Bêtes et gens

“ Cependant, depuis quelque temps, Jean Lapin entendait dans son bois des bruits insolites; les abois d'un chien en faisaient retentir les échos, et, ce chien étant toujours accompagné de l'homme à la plaque de métal, il se demandait avec une nuance d'humeur par quelle aberration d'esprit un personnage qui semblait si curieux de la prospérité du monde des lapins pouvait traîner de la sorte avec lui un personnage si criard et doué d'une voix si peu harmonieuse. ”
Source : Gallica

Portrait de Gaspard de Cherville Gaspard de Cherville,  L'Histoire naturelle en action… (1873)

“ Jean lapin touche à son terrier; bah! qu'irait-il faire dans son terrier lorsque l'air est tiède, lorsque le soleil luit si joliment entre les branches grisâtres des bouleaux, lorsque ses fauves reflets font un tapis d'or de la jonchée des feuilles mortes, et que l'on a encore quelques moments devant soi? Jean lapin fait halte : il n'oublie pas tout à fait l'importun; il lui accorde une oreille, et c'est bien de l'honneur pour lui. Bien entendu il met le répit à profit; il baille,
il se détire, il muse, il façonne de l'ivoire sur un brin de saule
”
Source : Gallica

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