Résumé

René Martin Vertébrés sauvages du département de l'Indre… (1894)

Dès qu'un mâle se fait entendre, ses camarades ne tardent pas à l'imiter, et bientôt, au crépuscule, le vacarme est complet et dure une partie de la nuit. Trottinant comme un Campagnol, la mine éveillée, charmant dans son beau costume, il se faufile entre les herbes, cherche noise à un voisin, lui saute sur le dos, s'y maintient quelques instants, fait des cabrioles gracieuses dans la bousculade qui suit, car il a l'échiné souple, et, la querelle terminée, recommence sa musique.
Source : Gallica

René Martin Vertébrés sauvages du département de l'Indre… (1894)

La Foulque noire habite sur les étangs, par un, deux ou trois couples sur les petits, par cent ou deux cents couples sur les grands. Elle se tient au milieu de l'eau, presque toujours hors de la portée du fusil, dans les clairs, suivant l'expression de nos paysans, c'est-à-dire sur les endroits profonds où l'eau s'étale comme un miroir ou s'élève en vagues écumeuses, jetant sans cessé cet aigre cri d'appel que le vent porte au loin dans les brandes. Le soir venu, elle gagne la ceinture de joncs qui fait entourage et s'approche du rivage où elle barbotte aux crépuscules du soir et du matin.
Source : Gallica

René Martin Vertébrés sauvages du département de l'Indre… (1894)

Le voyageur qui suit la jolie route du Blanc à Fontgombault, resserrée entre la rivière bordée de peupliers et les hautes falaises grises, voit sans cesse les bandes de Choucas tournoyer en criant au-dessus de sa tête et se percher aux cimes les plus élevées. Mais, aux derniers jours d'octobre, ils quittent leurs rochers et se dispersent dans les campagnes pour y vivre de grains ensemencés, en la société des Corneilles et des Freux.
Source : Gallica

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