Ernest Bellecroix

Résumé

Ernest Bellecroix La sauvagine en France : chasse… (1898)

De toutes les espèces qui composent la sauvagine, c'est certainement celle des canards qui intéresse le plus le chasseur qui lient à la valeur de la pièce qu'il convoite. La bécassine est le gibier des chasseurs « artistes », le canard est celui des chasseurs rustiques et pratiques. S'il est vrai que, pour les paysans, celui qui n'a tué que des perdrix et pas de lièvres, est regardé comme revenant presque bredouille, on peut dire aussi que, sur les marais, celui qui ne rapporte pas de canards est considéré comme ayant fait une triste chasse.
Source : Gallica

Ernest Bellecroix La sauvagine en France : chasse… (1898)

Dans un traité de chasse, fort bon du reste en son ensemble, cet écrivain consacre deux pages de son ouvrage à s'extasier sur la facilité avec laquelle tombe une bécassine qui a reçu le moindre grain de plomb : « Jamais on ne fait échec à la bécassine ! dit-il. Jamais on n'a entendu dire à un chasseur qu'il ait tué une bécassine blessée par un autre; une bécassine qui reçoit la moindre égratignure tombe en chiffon comme une jolie femme qui s'évanouit! » Rien de plus inexact.
La bécassine est aussi dure à tuer que tout autre gibier, elle a plus de vitalité même que certains oiseaux de passage.
Source : Gallica

Ernest Bellecroix La sauvagine en France : chasse… (1898)

En tirant l'oiseau en plein, au contraire, on a la chance d'atteindre la tête quand, ramenée au niveau du corps par ce mouvement singulier que l'on connaît, elle n'est pas encore immergée. Comme un plomb dans le corps peut du reste tuer raide un grèbe, je crois donc qu'il vaut mieux ne pas tirer trop haut sur l'eau. Quand il est frappé, le grèbe,
comme la plupart des autres oiseaux plongeurs, fait le simulacre de plonger, laisse tomber sa tête dans l'eau, et, emporté par l'impulsion que lui donnent les pattes, culbute, et reste à la surface, le ventre en l'air.
Source : Gallica

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