Anatole France,
Pierre Nozière
(1899)
“ C’est sur cette poussière que s’éleva depuis la ville de Saint-Valery. Une épaisse forêt descendait alors jusque sur les grèves de la mer. Les lièvres l’habitaient. Elle recouvrait des marais peuplés de vanneaux, de bécasses, de canards et de sarcelles. Les mouettes déposaient leurs œufs sur la roche nue des falaises. Le cri aigu du héron et la plainte du courlis s’élevaient des grèves pâles où le cygne, l’oie sauvage et le grèbe, chassés par les glaces, venaient passer l’hiver dans les sables marins. Des hommes en petit nombre habitaient ces contrées sauvages. ”
