Alfred Driou, Les peuples illustres : descriptions topographiques… (1881)
“ Bientôt, enivré d'orgueil, Cambyse détache cinquante mille hommes de son armée, et les envoie détruire le temple de Jupiter-Ammon et conquérir la Lydie. Mais il compte sans le simoun. Le simoun du désert se lève : il souffle avec violence, il engloutit les cavaliers mèdes, les fantassins perses : il les couche jusqu'au dernier sous des vagues de sables brûlants, et punit ainsi les hommes impies d'oser s'attaquer aux dieux. Pour le prince trop entreprenant, il veut dompter l'univers. Ainsi le voilà qui déserte la Haute-Egypte et s'enfonce vers le sud, dans les solitudes de l'Ethiopie. ”
