“ Aucun ne savait mieux que lui organiser une fête religieuse, mettre en scène une procession, décorer un reposoir. Il était l’âme de toutes les fêtes, ayant beaucoup d’imagination et de poésie, et les cantiques qu’il composait spécialement pour les cérémonies liturgiques, devenaient rapidement populaires. ”
Fête religieuse
Définition et enjeux
La fête religieuse désigne un moment rituel récurrent, célébré selon des cycles calendaires, marquant des événements sacrés ou des anniversaires divins. Dès l’Antiquité romaine, les feriae structuraient la vie religieuse, tandis que le christianisme célèbre Pâques ou Noël comme des instants de résurrection ou de naissance divine. En hindouisme, les utsava honorant Shiva ou Vishnu s’inscrivent dans un cadre mythologique et saisonnier.
Les auteurs comme Octave Mirbeau ou Jean de Cronstadt soulignent leur rôle de lien entre le divin et l’humain, en mettant en avant les processions, les prières ou les célébrations collectives. Ces fêtes, qu’elles soient chrétiennes, bouddhistes ou mandaéennes, révèlent une universalité des pratiques rituelles, reliant le passé aux croyances d’aujourd’hui.
Citations sur “fête religieuse”
Charles Calemard de La Fayette,
Vie de Mgr J.-A.-V. de Morlhon…
(1863)
“ Oui, vous le saurez dès ici même, et ce grand témoignage vous sera rendu par notre bouche, nous venons de voir ce que nous n'avions pas encore vu ; cette fête, pleine de votre foi religieuse et de tous vos plus beaux souvenirs, elle dépasse par son ensemble, par son unité, par sa spontanéité, elle dépasse tout ce qu'il nous a été donné d'admirer ailleurs. Nulle part ailleurs, nous n'avons encore trouvé cette unanimité qui en a fait l'harmonie et le charme. ”
Léon Pamphile LeMay, Fêtes et corvées
“ Le jour de l’an est une fête essentiellement religieuse pour les chrétiens. On laisse alors les travaux et les affaires, pour venir, au pied des autels, remercier le Seigneur des années que l’on a vues, et le supplier de ne pas nous rayer trop tôt du nombre des vivants — l’éternité est si longue ! ”
Charles Maillard de Broys, M. Édouard de Naurois, sa vie et ses oeuvres… (1877)
“ La présence du chef du diocèse aurait donné plus de.solennité à cette fête; cela n'a pas été possible, et nous avons été délégué pour faire les prières liturgiques de la bénédiction. Nous en sommes flatté, et, dans cette, fête religieuse, nous pouvons répéter le cantique dont les anges firent retentir les airs, après avoir annoncé aux bergers de Bethléem la naissance du Dieu Sauveur : « Gloire à Dieu au plus haut des Cieux et paix sur la terre aux hommes de bonne volonté! ! » Voilà le double but, la double destination de cette .chapelle que nous allons bénir. ”
Jean de Cronstadt,
Le P. Jean de Cronstadt
“ Nous fêtons ou un évènement sublime, dont le résultat a été merveilleux pour les croyants, ou le souvenir glorieux d’une personne, par exemple : le Seigneur, la Sainte-Vierge, les Anges, les Saints, personnes sacrées dont l’intervention a été une source de bienfaits pour le genre humain et pour l’Église de Dieu en général. Il faut approfondir l’histoire de l’évènement ou de la personne, se rapprocher dans son cœur de l’un et de l’autre, en devenir le contemporain, s’y assimiler ; autrement la fête sera imparfaite et désagréable à Dieu. ”
Noémie Dondel Du Faouëdic, Le journal d'une pensionnaire en vacances
“ Les autres fêtes célèbrent un mystère de la vie de Notre-Seigneur, elles honorent Dieu, elles sont belles et fécondes en grâces pour nous. Mais enfin, elles ne sont qu'un souvenir, qu'un anniversaire d'un passé déjà lointain, qui ne revit que dans notre piété. Ici c'est un mystère actuel: la fête s'adresse à la personne vivante et présente parmi nous de Notre-Seigneur. On n'y expose pas des reliques ou des emblèmes du passé, mais, l'objet même de la fête qui est vivant. Aussi, dans le pays où Dieu est libre, voyez comme tout le monde proclame sa présence, comme on se prosterne devant lui. ”
Notice sur Madame Dieulouard. 11 juin 1816-7 septembre 1872 (1875)
“ C'est un bon jour pour ton âme, pour ton cœur ! la sainte communion, et le Saint-Sacrement pour toute la journée! Je comprends ton empressement à l'aller visiter, ce Roi des rois, ce Père de tous les pères, le plus tendre et le meilleur. J'espère que la Toussaint sera encore pour toi un jour de bonheur. C'est la fête de nos aïeux, de nos parents; tous nous avons au ciel des saints de notre famille, de nos amis. C'est surtout la fête de la Reine des saints. C'est aussi la fête des âmes du purgatoire ; beaucoup attendent ce grand jour comme celui de leur délivrance. ”
Abbé Chol, Lectures graduées à l'usage de l'enfance sur les merveilles de la nature…
“ Fêle des Fête.. — Pâques. C'est aujourd'hui la fête des fêtes chrétiennes, la première de nos solennités. Transportée d'allégresse au souvenir de la résurrection de son Dieu, l'Église s'écrie : « Alleluia! alleluia! c'est-à-dire réjouissons-nous! ré- jouissons-nous ! car voici le jour que le Seigneur a fait glorieux entre tous les jours ; tressaillons de joie ! » C'est qu'en effet le mystère de la résurrection est le plus éclatant des miracles de Jésus-Christ, le fondement de notre religion et le gage assuré de nos espérances. ”
Victor Postel, Notre-Dame du Pont-Main, avec un aperçu des pèlerinages en général… (1873)
“ Nous venons de voir qu'ils furent de tout temps en usage dans l'Eglise, que l'Église les approuve et les bénit, attachant à leur fréquentation des indulgences précieuses, plénières quelquefois. Elle même nous en prescrit quelques-uns dans la sainte liturgie: car qu'est-ce que les processions, sinon des pèlerinages abrégés? Chaque dimanche avant la grand'Messe, chaque année aux reposoirs de la Fête-Dieu, ou quand le prêtre, suivi de sa paroisse, parcourt les champs pour invoquer sur eux la fécondité qui vient du ciel, c'est un pèlerinage qui s'accomplit. ”
Filaret Moskovskij, Choix de sermons et discours de S. Ém… (1866)
“ Encore mieux, que toute ta vie, à l'exemple des saints, ne soit l'as autre chose qu'un pèlerinage non interrompu, précédé, dirigé et protégé par la croix du Christ, un voyage à la suite de la croix du Christ, de la chair à lesprit, de la terre au ciel, du monde à Dieu. Que ta fête ne consiste pas seulement à être délivré du poids des oeuvres serviles, mais plutôt à être affranchi du service attrayant des sens, de la distraction, de la vaine gloire, des vanités de tout genre. ”
Dictionnaire de théologie catholique
“ Les sacrements, les exorcismes, les bénédictions sont accomplis en son nom... Tout le culte est donc ordonné à la gloire du Père, du Fils et du Saint-Esprit ; chaque jour est la fête de la Trinité tout entière, à plus forte raison chaque dimanche. ”
Ernest de Limagne, Mosaïque : album du monde élégant (1854)
“ La Fête-Dieu, sinon la plus haute, du moins la plus belle et la plus riante de toutes les solennités chrétiennes; c'est comme une prodigue effusion de l'amour divin hors du temple, c'est le sanctuaire transporté un moment avec ses puissants mystères, au milieu des demeures des hommes, et Dieu lui-même se mêlant parmi nous et visitant son peuple. ”
Jean Chrysostome,
Œuvres complètes
“ Donc si nous pouvons toujours annoncer la mort du Seigneur, nous pouvons toujours célébrer la Pâque. Voulez-vous savoir que la fête d’aujourd’hui peut chaque jour être accomplie, je dis plus, que c’est réellement la fête de tous les jours ? Voyons quel est le sujet de la présente fête, et pourquoi la célébrons-nous ? C’est que l’Esprit est venu à nous, car de même que le Fils unique de Dieu est avec les hommes fidèles, ainsi demeure avec eux l’Esprit de Dieu. ”
André Du Bois de La Villerabel, Dom Jean Leuduger, fondateur de la Congrégation des filles du Saint-Esprit… (1924)
“ Tout se termine d'ordinaire par un festin et de gais fredons. Pàques, Noël avec sa bûche bénite, le premier de l'An, le Gâteau des Rois, le Carnaval, le joli mois de mai jettent également leur note joyeuse au milieu des labeurs quotidiens et entretiennent la belle humeur. Puis viennent les heures sérieuses, la Fête des Morts, la Mission, les Quarante Heures, recueillement et prière qui vivifient les nobles aspirations de l'âme. D'autres événements plus rares agitent encore la vie de nos pères : La joyeuse entrée du seigneur évêque au son du hautbois et tambourins. ”
William Shakespeare,
Œuvres complètes de Shakespeare…
“ L’immémoriale fantaisie qui a pour devise Ce que vous voudrez, a de tout temps présidé à cette antique fête des Rois que le culte païen a léguée au christianisme primitif, et qui, revenant chaque année douze jours après la Noël, était célébrée par l’Angleterre protestante comme elle l’est encore de nos jours par la France catholique. ”
Louis-François Capelle, Souvenir du jubilé séculaire du Saint-Sacrement-de-Miracle… (1855)
“ Nous ne dirons rien de cette dernière partie de la fête , qui fut en harmonie avec toutes les autres. Jusqu'à onze heures la foule ne cessa de circuler, admirant les guirlandes de feu qui s'étendaient partout et variaient leurs nuances dans les lanternes vénitiennes, les verres de couleurs et les corbeilles transparentes ; tous étaient heureux de ce bonheur qu'apporte à l'âme la religion qui, dans les magnificences de ses fêtes, transfigure l'humanité, l'élève dans les cieux, et lui donne un avant-goût des délices infinies. ”
Jean-Marie Prat, Histoire du bienheureux Jean de Britto… (1853)
“ Témoins du brillant éclat de la fête (dont les peuples de ces contrées sont toujours plus touchés que des meilleures raisons) , ils se prirent d'admiration pour notre sainte religion, et se convainquirent qu'on les avait trompés, et qu'on nous avait calomniés quand on leur avait dit que nos fêtes ne présentent ni pompe ni solennité ; car les gentils célèbrent leurs fêtes avec beaucoup de"fracas ; c'est même dans cet éclat extérieur qu'ils font consister tout le culte divin et toute la religion. ”
Conrad Malte-Brun,
Précis de la géographie universelle…
(1832-1837)
“ La procession de la Fête-Dieu, qui attire à Aix une foule de curieux, est un assemblage bizarre de sacré et de profane, de saints du paradis, de diables aux longues cornes, enfin une mascarade ridicule, dans laquelle, suivant un antique usage, figurent les autorités et le clergé. ”
Joséphine Amory de Langerack, Histoire anecdotique des fêtes et jeux populaires au moyen-âge (1870)
“ Quelle est la solennité païenne qu'on peut opposer à la fête où nous célébrons le nom du Seigneur? Aussitôt que l'aurore a annoncé la fête du Roi du monde, les maisons se couvrent de tapisseries, les rues se jonchent de fleurs et les cloches appellent au temple la foule des fidèles. Le pontife de la fête apparaît dans le lointain ses mains soutiennent la radieuse, Eucharistie, qui se montre sous un dais à l'extrémité de la procession, comme on voit le soleil briller sous un nuage d'or au bout d'une avenue illuminée de ses feux. ”
“ I. Comme parmi les enfants des femmes aucun ne s’éleva à un degré plus élevé que Jean-Baptiste, l’Église avec raison célèbre sa fête. Elle célèbre deux festivités en son honneur, savoir celle de sa Nativité et celle de sa Décollation. ”
François Benjamin Dausse, L'abbé J.-B. Gérin, curé de la cathédrale de Grenoble et vicaire général du diocèse… (1879)
“ Mais nous rentrons en pays catholiques, et la joie revient et s'avive à la rencontre des pieuses troupes de pélerins, allant comme nous, mais à pied, à la grande fête du célèbre sanctuaire, la fête de la Croix. Les hommes vont devant, les femmes suivent, et, tout le long du chemin, on prie, on dit tout haut le chapelet, ou l'on chante des cantiques. ”
Abbé Chol, Lectures graduées à l'usage de l'enfance sur les merveilles de la nature…
“ Fête du saint Sacrement. - Quel beau jour, mes amis, que celui de la Fête-Dieu comme il respire un air d'allégresse et de bonheur! Dès le matin de cette fête les rues de nos cités, où Jésus-Christ doit passer en triomphe, sont tapissées de tentures blan- ches ornées des roses du printemps; et, d'espace en espace, on lui prépare un reposoir tout brillant d'or et de lumière. Bientôt il sort de son temple, ce Dieu redoutable, caché sous l'apparenee d'un vil morceau de pain et porté par-un prêtre, sous un riche dais de velours. ”
Charles Clair, Pierre Olivaint, prêtre de la Compagnie de Jésus… (1878)
“ A cette fin, il saisissait toute occasion favorable : tantôt la fête intime d'une Congrégation, tantôt la cérémonie touchante de la première communion, la procession de la Fête-Dieu, un pèlerinage à quelque sanctuaire de Notre-Dame, la clôture solennelle du Mois de Marie, avec sa brillante illumination, que sais-je encore? Souvent, hélas ! un événement triste lui fournissait le moyen de raviver la foi et la piété dans les cœurs. La mort, la mort subite quelquefois, frappait un enfant. ”
Paul Albert, La littérature française au dix-septième siècle (1874)
“ Les absurdes rigoristes ne connaissent pas l'effet des cérémonies extérieures sur le peuple; ils n'ont jamais vu notre adoration sur la croix au Vendredi-Saint, l'enthousiasme de la multitude à la procession de la Fête-Dieu, enthousiasme qui me gagne moi-même quelquefois. ”
Louis-François Capelle, Souvenir du jubilé séculaire du Saint-Sacrement-de-Miracle… (1855)
“ Ces enfants qui ont en main des branches de lys, ces bannières des confréries , du patron, de la Sainte-Vierge , du Saint-Sacrement qui se succèdent, et qui toutes ombragent un groupe soit de jeunes gens, soit de jeunes filles , forment une véritable procession de la Fête-Dieu , comme on en admire dans les localités où la foi remue la population quand il s'agit de préparer un triomphe au Dieu caché dans l'Eucharistie. ”
P. Bailly, Paris dans sa splendeur sous Napoléon III… (1862)
“ Le catholicisme sait la faire servir à ses solennités, et, chaque année, la Fête-Dieu y déploie ses magnificences avec une grandeur incomparable. Telle est la vérité : elle anime tout et elle vivifie tout. ”
Hermance Lesguillon,
Les vraies perles
(1875)
“ Quel beau jour que celui de la Fête-Dieu, dans ces provinces fidèles où les processions parcourent la ville ! qu'elle joie pour les enfants et les mères qui ont gardé la foi naïve de l'enfance ! Quand la foi manque sur la terre, Dieu la retrouve dans les coeurs maternels; une mère ne doute jamais. C'est pourquoi les enfants et les mères aiment le jour de la Fête-Dieu, jour des processions et des bénédictions du Saint Sacrement. En province, on fête le bon Dieu, comme on fête son père et sa mère... ”
Louis-François Capelle, Histoire complète des fêtes célébrées à Lille en 1854… (1854)
“ Dans chaque église , la radieuse Eucharistie brille sur l'autel paré pour l'octave de la Fête-Dieu ; l'office se célèbre à dix heures ; et, pendant que les bannières s'y déploient, que les jeunes vierges ornées de leurs longs voiles blancs et de leurs couronnes de roses forment le cortège du Dieu caché , s'avançant au chant des hymnes sacrées et au milieu des flots d'encens sous les arcades des temples; à Ste-Catherine, Mgr l'archevêque de Cambrai officie pontificalement entouré d'un nombreux clergé revêtu d'ornements d'or, acquis exprès pour la fête séculaire. ”
Tibert de Pierrelatte, La Russie et la Turquie devant l'Europe… (1854)
“ Une autre fête, non moins solennelle que celle de la bénédiction de l'eau, et qui répand plus d'allégresse, est la Pâque, la fin d'un carême aussi long que rigoureux, l'approche des beaux jours, les premiers rayons du soleil qui reparaît dans son éclat après une longue absence, la magnificence extraordinaire des cérémonies , tout contribue à rendre cette fête chère au peuple. ”
Abbé Chol, Lectures graduées à l'usage de l'enfance sur les merveilles de la nature…
“ La sainte joie de la fête de Pâques inspirait autrefois aux fidèles des spectacles qui ne conviendraient plus à nos mœurs. Dès l'aurore du jour de Pâques, au moment où Jésus ressuscita, on se rendait en foule à l'église, où les pieux chrétiens, pleins d'une charité fraternelle, se saluaient et s'embrassaient mutuellement, en disant avec de grands transports de joie : Le Seigneur est ressuscité ! ”
Sœurs du Saint Enfant Jésus, Nicolas Roland, Guide spirituel et fondateur
“ Pour les fêtes solennelles, qui sont Pâques, Ascension, Pentecôte, Trinité, la fête du Saint Sacrement, l’Assomption de la Sainte Vierge,la fête de tous les Saints, Noël, l’Annonciation, l’Épiphanie etc. ; tous ces jours, on sonne le plein sonnage. ”
Zénaïde Fleuriot,
Les mauvais Jours. Notes d'un Bourru sur le siège de Paris…
(1872)
“ Il y a quelques mois, je faisais connaissance avec le vénérable prisonnier Ce souvenir remonte à la Fête-Dieu dernière, la plus charmante des fêtes, et pour oublier un instant le Paris d'à-présent, je vais me replonger dans ce souvenir. Dans nos petites villes, dans nos villages et dans nos hameaux, la Fête-Dieu est certainement la fête populaire et sympathique par excellence. ”
de Voragine Jacobus, La légende dorée (1902)
“ Enfin cette fête s’appelle aussi Procession parce que l’Eglise fait, ces jours-là, une grande procession où l’on porte des croix, où l’on sonne toutes les cloches, et où l’on invoque, en particulier, le patronage de tous les saints. On porte les croix et on sonne les cloches pour effrayer les démons, ou bien encore on porte les croix pour effrayer les démons, et on sonne les cloches pour rappeler aux fidèles leur devoir de prier, en présence du danger de la tentation. ”
Albert Grosse-Duperon, L'église de Notre-Dame de Mayenne… (1911-1912)
“ Les annuels sont les dimanches de Pâques et de la Pentecôte, la fête de Noël, la fête patronale (à Notre-Dame, c'est l'Assomption) . Les grands solennels, l'Epiphanie, Saint-Julien dans notre diocèse, la Présentation de Notre-Seigneur, la Purification de la Vierge, l'Incarnation de Noire-Seigneur, l'Annonciation à la Vierge, le dimanche de la Dédicace, l'Ascension, la Fête-Dieu, l'Assomption, la Nativité et la Toussaint, les solennels mineurs, outre les deux dimanches de la Trinité, la Circoncision, Saint-Jean-Baptiste, Saint-Pierre et Saint-Paul, la Conception et Saint-Etienne. ”
“ La fête terminée, chacun se retire content : on a fait ce qu’on voulait faire. Le peuple était venu pour voir, les princes pour être vus, et le clergé pour mettre à genoux devant lui les grands et les petits de la terre. ”
Pierre Marie Crabot, La mission du curé de Paris, ou Lettres à un curé de Paris sur le gouvernement spirituel des… (1849)
“ Je voudrais surtout, Monsieur, que les jours de fête et les dimanches, dans ces jours privilégiés où le ciel semble plus brillant, l'air plus pur, l'homme plus beau et plus libre, tout fût paré dans nos églises et dans nos sanctuaires de village même avec une magnificence toute nouvelle, et que tout revêtît un caractère de joie et de fête dans nos autels, nos ornements, nos personnes elles-mêmes, mais aussi dans ces aimables petits représentants des anges qui nous servent de lévites. ”
