Zénaïde Fleuriot,
Les mauvais Jours. Notes d'un Bourru sur le siège de Paris…
(1872)
“ Aujourd'hui je longeais le boulevard des Italiens, le roi des boulevards. Je pouvais me croire placé devant un stéréoscope gigantesque à double verre. Par l'un de ces verres j'apercevais cette rue splendide arpentée par tout ce que Paris renferme de riche, d'élégant, de fou, d'éclatant. Le démocratique omnibus se fraye avec peine un passage dans la foule des équipages superbes, il passe en intrus comme passent dans la cohue élégante, parfumée, la simple ouvrière et le rude travailleur qui se trouvent égarés là, on ne sait comment. Quant au pauvre, il n'existe pas. ”
