Résumé

Albert Lecoy de La Marche,  Notes d'un assiégé (septembre 1870-février 1871… (1872)

“ Le Journal officiel n'a encore rien dit ; mais il ne peut tarder. Demain peut-être, le grand mot sera lâché. Déjà les canons semblent se taire, et le bombardement, suivant le joli mot d'un de mes amis, qui est aux premières loges, «devient ridicule. » En même temps, le bruit du départ de Jules Favre et d'un commencement de négociations s'est fait jour.
Au fond, il y a plus d'orgueil que de patriotisme, plus de passion pour la république que d'amour pour le pays, chez les exaltés qui voudraient continuer une lutte reconnue impossible par les chefs militaires.
”
Source : Gallica

Albert Lecoy de La Marche,  Notes d'un assiégé (septembre 1870-février 1871… (1872)

“ N'ètes-vous pas frappé, mon cher ami, de pareils rapprochements, et ne trouvez-vous pas que la justice divine se montre maintenant avec autant de persistance qu'elle en mettait naguère à se cacher ? Toutefois, ne vous attristez point : si le sort de la France suit pas à pas le sort de Rome, la France est sauvée ; car Rome a la promesse éternelle, et Rome triomphera. Paris peut périr ; mais une nation qui a un passé comme le nôtre, et une mission si noble dans l'économie du monde moderne, ressuscitera de l'abîme le plus profond. ”
Source : Gallica

Albert Lecoy de La Marche,  Notes d'un assiégé (septembre 1870-février 1871… (1872)

“ Avant-hier, des bruits de victoire, Montretout repris, les hauteurs voisines escaladées. Le soir, des masses d'artillerie et d'infanterie prussiennes refoulent et déciment nos soldats; nous en sommes réduits à demander un armistice de deux jours. Mais, cette fois, on n'a plus le temps de réparer l'échec. La famine est là qui nous presse.
Encore quelques jours, une semaine peut-être, et le dénouement sinistre éclatera. Tous les cœurs sont abattus.
”
Source : Gallica

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