Résumé

Jules de Marthold Memorandum du siège de Paris, 1870-1871 (1884)

De grands efforts se font pour rompre le faisceau des sentiments de confiance réciproque auxquels nous devons de voir Paris, après plus de cent jours de siège, debout et résistant. L'ennemi, désespérant de livrer Paris à l'Allemagne pour la Noël, comme il l'a solennellement annoncé, ajoute le bombardement de nos avancées et de nos forts aux procédés si divers d'intimidation par lesquels il a cherché à énerver la défense.
On exploite devant l'opinion publique les mécomptes dont un hiver extraordinaire, des fatigues et des souffrances infinies ont été la cause pour nous.
Source : Gallica

Jules de Marthold Memorandum du siège de Paris, 1870-1871 (1884)

Le mot armistice est sur toutes les lèvres.
Agitation consternée. Partout des groupes dont la discussion passionnée se résume en cette idée : « Que n'avons-nous un homme ! Si nous avions un homme ! »
Chanzy, Faidherbe et Bourbaki sont vaincus et Paris agonise !
La ville, anxieuse, anéantie, est morne, lugubre, sini stre. Toute illusion s'est évanouie. Espoir est mort!
Jules Favre, parti à 2 heures au quartier général prussien pour y traiter des conditions de l'armistice, rentre à Paris vers 8 heures.
Source : Gallica

Jules de Marthold Memorandum du siège de Paris, 1870-1871 (1884)

Lundi 28 SOIXANTE-ET-ONZIÈME JOURNÉE
Gelée intense sur la neige précédemment tombée.
Ciel couvert et bas. La ville, fermée et sans nouvelles du dehors, est déserte, sombre et morne. Toutes les troupes sont hors les murs. Une grande action est imminente. De quel côté, nul ne le sait. On est anxieux.
Vers le soir, le gouvernement fait couvrir les murs des trois proclamations suivantes : Citoyens de Paris, Soldats de la garde nationale et de l'armée, La politique d'envahissement et de conquête entend
achever son œuvre.
Source : Gallica

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