Pitance

Définition et enjeux

Achille Marminia,  Les animaux philosophes : dialogues des bipèdes et des quadrupèdes précédés d'une préface rédigée par un honnête chein barbet… (1865)

“ Qui depuis quelques mois enviait la pitance Que je happais le jour et la nuit sans offense D'aucune âme. Un cafard a de l'esprit parfois; Mon rival cependant en manqua. Si j'en crois ,Mesjyeux vifs et perçants, l'officieux convive Que le ciel m'envoyait, dans sa joie excessive, Un beau jour amena ses amis à dîner; Nous fûmes au logis trois cents pour déjeûner.
A deux un tel festin eût fait le sort d'un prince Ou d'un roi. La pitance à la fin fut si mince
Que, las de grignoter de malséants trognons, Je me suis esquivé, laissant mes compagnons Se débrouiller entre eux.
”
Source : Gallica

Portrait de Ernest Seillière Ernest Seillière,  Revue des Deux Mondes

“ Prend pitié ! s’écrie notre censeur, quelle expression déplacée ! On prend pitié d’un malfaiteur, d’un coupable, mais non pas d’un brave animal innocent, qui nourrit son maître, et n’en reçoit qu’une maigre pitance en retour. Prend pitié ! ce n’est pas de la pitié, c’est de la justice qu’on doit aux animaux [6] ... ”
Source : Wikisource

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