Achille Marminia, Les animaux philosophes : dialogues des bipèdes et des quadrupèdes précédés d'une préface rédigée par un honnête chein barbet… (1865)
“ Qui depuis quelques mois enviait la pitance Que je happais le jour et la nuit sans offense D'aucune âme. Un cafard a de l'esprit parfois; Mon rival cependant en manqua. Si j'en crois ,Mesjyeux vifs et perçants, l'officieux convive Que le ciel m'envoyait, dans sa joie excessive, Un beau jour amena ses amis à dîner; Nous fûmes au logis trois cents pour déjeûner. A deux un tel festin eût fait le sort d'un prince Ou d'un roi. La pitance à la fin fut si mince Que, las de grignoter de malséants trognons, Je me suis esquivé, laissant mes compagnons Se débrouiller entre eux. ”
