René Fernandat, Les signets du missel : poèmes sur la messe (1940)
“ Je vais conquérir la vie Nouvelle, et le corps d'un Dieu Aussi léger que l'Hostie, Mais aussi prompt que le feu Va s'emparer de mon âme Qui doucement le réclame, Plus que la clarté du jour; Cependant, je suis indigne De recevoir dans un signe Tous les gages de l'amour. Mais n'est-ce Dieu qui m'ordonne De vivre en son propre cœur Si je veux qu'il me pardonne D'avoir douté du bonheur? Alors, laissez-moi la grâce Suavement efficace, Seigneur, le souffle vivant, L'esprit saintement fluide, Et tout le beau ciel liquide Qui passe dans votre sang. ”
