René Fernandat, Le royaume des cieux : poèmes (1932)
“ Je crois entendre la prière du Matin... Devant vous, j'ai pensé tout haut, et mes secrets, Vous les avez gardés en votre cœur sauvage, Je me suis fait une âme altière à votre image. Et dans la solitude austère, je mourrai. O matin, viens sourire à l'homme épouvanté, Montre que le Soleil de justice étincelle Dans le Ciel, et qu'un flot de lumière éternelle Peut déferler sur notre monde et l'enchanter ! Rends la Terre pareille à l'univers naissant, Et qu'un instant de l'aube tendre nous redise Combien la grâce de l'aurore fut exquise Quand le monde glissa des mains du Tout-Puissant ! ”
