Amédée Marteau

Résumé

Amédée Marteau Espoirs et souvenirs : poèmes (1867)

Et le bonheur rend beau 1 C'est un rayon céleste Aux caresses duquel le front s'épanouit ; L'âpre misère aigrit, sa voix sombre & funeste Pouffe au mal ; la beauté tombe & s'évanouit !
Il faut aimer le beau, c'est une noble joie : La vertu, la bonté, les arts, le ciel d'azur , Les fleurs, la mer immense où le soleil flamboie!
Mais il est un bonheur plus parfait & plus pur :
C'est lorsque l'on rencontre, en son chemin, un être Qui, triste, seul & laid, s'en va déshérité, De lui verser son cœur & de faire renaître Son âme au doux espoir, son front à la beauté !
Source : Gallica

Amédée Marteau Espoirs et souvenirs : poèmes (1867)

Ce n'est point en heurtant le fol Que jaillira la source pure : Que l'homme au ciel prenne son vol, Et qu'il contemple la nature !
Il verra Dieu, le sentira ; Dieu n'est point un chétif problème Que la science expliquera: On le fent en son-âme , on l'aime !
Le mal, qui vous fait nier Dieu , N'est que dans les choses infimes !
Vous regardez la terre, au lieu D'admirer les choses sublimes !
Non, Dieu n'est point l'auteur du mal ; C'est l'homme, en sa triste ignorance,
Qui, suivant un chemin fatal Sur terre a créé la souffrance !
Source : Gallica

Amédée Marteau Espoirs et souvenirs : poèmes (1867)

La mer renvoie au ciel ses doux reflets d'azur ; Les autans se font tus & la brife soupire !
Tout est paix & lumière & sourire & splendeurs.. !
— Ainsi de l'homme, ainsi quand le choc formidable Des passions soulève, aux sombres profondeurs De son âme, un orage au souffle redoutable,
S'il y verse un rayon de la pure clarté Qu'il porte en lui, soudain & l'envie & les haines Et l'orgueil, tout fondra, comme au soleil d'été, La froide neige fond sur les cîmes hautaines !
L'homme est tout à la fois & sublime & chétif!
Source : Gallica

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