Amédée Marteau, Espoirs et souvenirs : poèmes (1867)
“ Et le bonheur rend beau 1 C'est un rayon céleste Aux caresses duquel le front s'épanouit ; L'âpre misère aigrit, sa voix sombre & funeste Pouffe au mal ; la beauté tombe & s'évanouit ! Il faut aimer le beau, c'est une noble joie : La vertu, la bonté, les arts, le ciel d'azur , Les fleurs, la mer immense où le soleil flamboie! Mais il est un bonheur plus parfait & plus pur : C'est lorsque l'on rencontre, en son chemin, un être Qui, triste, seul & laid, s'en va déshérité, De lui verser son cœur & de faire renaître Son âme au doux espoir, son front à la beauté ! ”
