Résumé

Thomas Moore Les Amours des anges, poème de Thomas Moore… (1830)

Penser qu'un être faible, et timide et mortel, Que Léa, s'élevant comme l'oiseau de l'onde, Voulait chercher l'éclat d'un plus glorieux monde, Tandis qu'un Ange, moi, créature du ciel, Rencontrant son essor vers l'empire éternel, J'allais, perdant les cieux, la paix et la lumière, La faire encor tourner son essor vers la terre, Avec moi, du péché boire l'horrible fiel, Et mourir dans l'effroi d'un amour criminel!!...
Source : Gallica

Thomas Moore Les Amours des anges, poème de Thomas Moore… (1830)

En moi ne voyait plus qu'un soleil glorieux, L'Esprit des eaux, l'Esprit du ciel et de la terre, Versant, inépuisable, un éclat salutaire, Eclat dont l'influence, éprouvée en tous lieux, Du coeur de sa Lilis, centre de sa lumière, S'étendait aux confins d'un monde merveilleux! Tandis que la raison ne tenant plus les rênes, La jeune vierge ainsi parcourait l'univers, L'imagination s'élançant dans les airs, Du terrestre séjour abandonnait les plaines, Et poussée, en son vol, par d'heureuses haleines, Déjà, pleine d'orgueil, voyait les cieux ouverts!
Source : Gallica

Thomas Moore Les Amours des anges, poème de Thomas Moore… (1830)

Dautres Eves bientôt sourirent à leur mère, Faibles comme elle encor, comme elle sachant plaire, Toujours sûres de l'homme empressé d'obéir, De l'homme aveugle amant de leur moindre soupir, Soit que leur voix dispense ou l'éloge ou le blâme, Que leur dédain l'accable, ou leur amour l'enflamme; Sachant comme elle, enfin, et sur l'âme et les sens Régner par un sourire et de tendres accens; Souveraines des coeurs, belles enchanteresses, A qui le ciel sembla permettre que leurs mains Réglassent à leur gré le monde et ses destins Soumis à leur raison, ou bien à leurs faiblesses!
Source : Gallica

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