Robert-Alphonse Gautier, Études et symboles (1841)
“ Ah ! malheureux le coeur qui médite et qui nie ! Enfant, vierge, vieillard, le même hôte s'y tient. Ce n'est pas le corps lourd ou le leste maintien, Ce n'est pas le dehors ni la face charnelle, C'est le souffle divin, c'est l'essence éternelle, C'est le verbe suprême ici-bas incarné, C'est le rayon commun en tout emprisonné ! C'est l'oiseau ! c'est la fleur ! et c'est ce qui respire, Et c'est ce qui de Dieu s'épand de son empire, Ce qu'il laisse de lui s'enfuir d'entre les cieux. Ah ! Dieu ne se rend pas saisissable des yeux : Il revêt une forme en animant la chose. ”
