Thomas Moore

Élements biographiques

Thomas Moore Les Amours des anges, poème de Thomas Moore… (1830)

En moi ne voyait plus qu'un soleil glorieux, L'Esprit des eaux, l'Esprit du ciel et de la terre, Versant, inépuisable, un éclat salutaire, Eclat dont l'influence, éprouvée en tous lieux, Du coeur de sa Lilis, centre de sa lumière, S'étendait aux confins d'un monde merveilleux! Tandis que la raison ne tenant plus les rênes, La jeune vierge ainsi parcourait l'univers, L'imagination s'élançant dans les airs, Du terrestre séjour abandonnait les plaines, Et poussée, en son vol, par d'heureuses haleines, Déjà, pleine d'orgueil, voyait les cieux ouverts!
Source : Gallica

Thomas Moore Les Amours des anges, poème de Thomas Moore… (1830)

Penser qu'un être faible, et timide et mortel, Que Léa, s'élevant comme l'oiseau de l'onde, Voulait chercher l'éclat d'un plus glorieux monde, Tandis qu'un Ange, moi, créature du ciel, Rencontrant son essor vers l'empire éternel, J'allais, perdant les cieux, la paix et la lumière, La faire encor tourner son essor vers la terre, Avec moi, du péché boire l'horrible fiel, Et mourir dans l'effroi d'un amour criminel!!...
Source : Gallica

Thomas Moore Quelques Mélodies irlandaises de Thomas Moore (1879)

Les perles s'effacent, Coeur sincère et coeur aimant,
Quand tout est dans l'ombre, Qui ne hait l'isolement
D'un monde aussi sombre ?
MÉLODIES IRLANDAISES 23
IX
Un rayon peut toucher les vagues à leur cime, Quand le froid et la nuit s'élèvent dans l'abîme ; Le soleil peut tiédir avec son baiser d'or Un front, quand le coeur froid dans les ténèbres dort.
Un fatal souvenir, une douleur qui noie Sous une ombre de mort l'ennui comme la joie, Pour qui n'attendra plus un jour pire ou meilleur Du chagrin sans épine ou du plaisir sans fleur,
Oh ! ce penser toujours dans les fêtes se dresse !
Source : Gallica

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