Thomas Moore, Les Amours des anges, poème de Thomas Moore… (1830)
“ En moi ne voyait plus qu'un soleil glorieux, L'Esprit des eaux, l'Esprit du ciel et de la terre, Versant, inépuisable, un éclat salutaire, Eclat dont l'influence, éprouvée en tous lieux, Du coeur de sa Lilis, centre de sa lumière, S'étendait aux confins d'un monde merveilleux! Tandis que la raison ne tenant plus les rênes, La jeune vierge ainsi parcourait l'univers, L'imagination s'élançant dans les airs, Du terrestre séjour abandonnait les plaines, Et poussée, en son vol, par d'heureuses haleines, Déjà, pleine d'orgueil, voyait les cieux ouverts! ”
