Résumé

Thomas Moore Quelques Mélodies irlandaises de Thomas Moore (1879)

Mais si l'espoir s'éteint, si la gloire s'envole, Ses chants te feront vivre, Érin, dans l'avenir : Aux jours où son esprit semble le plus frivole, Il ne perdra jamais ton triste souvenir. L'étranger entendra tes plaintes en ses plaines, Ta harpe sur la mer épandra tes douleurs, Tant que tes maîtres même, en te rivant tes chaînes, S'arrêteront un jour et verseront des pleurs.
Source : Gallica

Thomas Moore Quelques Mélodies irlandaises de Thomas Moore (1879)

Ta place est encor là, si d'autres t'ont laissé. Mon sourire est toujours à toi quoi qu'il advienne, Et mon coeur toujours tien, et ma main toujours tienne.
Oh ! pourquoi donc l'amour, s'il n'assistait constant A la gloire, à la honte, à la joie, au tourment? Je ne sais point s'il a péché ce coeur que j'aime, Mais je sais seulement que je l'aime quand même.
Source : Gallica

Thomas Moore Quelques Mélodies irlandaises de Thomas Moore (1879)

Ils ne changeront point, ton sourire et tes pleurs, Si, comme l'arc-en-ciel lorsqu'il fond ses couleurs
En un tout magnifique,
Tu ne montres ainsi,
Dans ton ciel éclairci, L'arc pacifique.
28 MÉLODIES IRLANDAISES
XIV
La harpe qui versait son âme
Aux salles de Tara Pend aux murs sans voix et sans flamme
Son esprit n'est plus là. Telle gît dans notre mémoire
La fierté des vieux ans : Les coeurs qui battaient pour la gloire
N'ont plus de ces élans.
Elle ne dit ni chef célèbre,
La harpe, ni belle en fleur, Mais un bris de cordes funèbre
Y parle de malheur.
Source : Gallica

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