Résumé

Adolphe Carcassonne Les Gouttes d'eau, rimes, par Adolphe Carcassonne (1869)

Un jour que dans le ciel la divine phalange D'ineffables accords remplissait l'infini, Une des lyres d'or, tremblante aux mains d'un ange, Tomba toute vibrante aux mains de Rossini.
Et l'homme tressaillit à ce contact suprême ; Il se sentit frémir dans un frisson sacré ; Et comme si du doigt Dieu l'eût touché lui-même .Une étoile éclaira son front transfiguré.
Il chante... quels accents! quelle pure harmonie! Toutes les passions éclatent tour-à-tour ; La foi monte vers Dieu dans un cri de génie ; L'âme entière se fond dans un élan d'amour.
Source : Gallica

Adolphe Carcassonne Les Gouttes d'eau, rimes, par Adolphe Carcassonne (1869)

L'enfant que nous aimons et que Dieu nous envoie Sur notre front pensif met un rayon de joie ; C'est l'ange qui répand une douce gaîté Sur nos jours sans couleur et sans limpidité ; Il étoile la vie à son sourire, il semble Faire éclore l'espoir et le bonheur ensemble. Nous l'aimons ; nous voyons son esprit se former ; Et souvent, quand plus tard il pourrait nous aimer, Le Seigneur qui parmi les terrestres phalanges Est sans doute jaloux de l'amour de ses anges, Nous sèvre de l'espoir que notre coeur attend, Et l'appelle vers lui dans le ciel éclatant
Source : Gallica

Adolphe Carcassonne Les Gouttes d'eau, rimes, par Adolphe Carcassonne (1869)

Quand le printemps fleurit et que la brise est douce ; Quand on sent les parfums de la tiède saison ; Le ciel bleu sur la tête et les pieds dans la mousse Il est doux d'attacher son âme à l'horizon.
Il est doux de sourire au nuage qui passe Et s'en va dans le ciel avec des ailes d'or ; D'écouter le silence éloquent de l'espace ; Et les vagues soupirs de la mer qui s'endort.
Il est doux de voir l'air s'envelopper de voiles, Tandis qu'obéissant aux ordres du saint lieu Une main invisible allume les étoiles Dans l'infini, ce vaste appartement de Dieu.
Source : Gallica

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