Judith, Reflets d'âme, poésies inédites (1914)
“ « C'est pour la vie. ». Pourtant, vous maudissez tout bas votre folie, Car l'amour ni la joie n'ont voulu vous sourire. L'ambition satisfaite au coeur ne peut suffire ; Il vient une heure enfin où le passé s'éveille Tout d'abord doucement il murmure à l'oreille Du bonheur d'autrefois le vague souvenir, Puis sa voix impérieuse que rien ne peut fléchir Fait vibrer rudement chaque fibre du coeur... Le réveil est tardif ; la coupe du bonheur A jamais s'est brisée; le regret seul demeure Blotti au fond de l'âme qui maudit et qui pleure... ”
