Résumé

Judith Reflets d'âme, poésies inédites (1914)

« C'est pour la vie. ». Pourtant, vous maudissez tout bas votre folie, Car l'amour ni la joie n'ont voulu vous sourire. L'ambition satisfaite au coeur ne peut suffire ; Il vient une heure enfin où le passé s'éveille Tout d'abord doucement il murmure à l'oreille Du bonheur d'autrefois le vague souvenir,
Puis sa voix impérieuse que rien ne peut fléchir Fait vibrer rudement chaque fibre du coeur... Le réveil est tardif ; la coupe du bonheur A jamais s'est brisée; le regret seul demeure Blotti au fond de l'âme qui maudit et qui pleure...
Source : Gallica

Judith Reflets d'âme, poésies inédites (1914)

L'amour !... riante image d'un sourire éternel! L'amour !... c'est la jeunesse, l'espérance, le ciel; C'est Dieu lui-même enfin, qui parle à notre coeur L'amour, vois-tu ami, est une divine fleur,
Et la fleur ne croît pas sur un amas de cendres... Quand tu seras parti, tes regards doux et tendres Seront là devant moi, comme une lampe allumée Aux pieds de la Madone en une sombre veillée, Et leur éclat voilé jettera dans mon coeur Parmi tant de tombeaux une douce lueur Qui guidera mes pas vers le but inconnu Où par ta pauvre amie tu seras attendu.
Source : Gallica

Judith Reflets d'âme, poésies inédites (1914)

L'oiseau rêve à son nid caché sous la feuillée ;
L'épi dans le sillon rêve un peu de soleil,
Et la fleur qui s'incline rêve à l'eau du nuage,
L'âme rêve une terre toute de joies formée.
Le coeur rêve souvent une suave image;
L'étoile rêve en brillant dans la plaine azurée. De l'hysope au Liban quand tout rêve et soupire, Quand tout cherche hors de soi un rayon de bonheur Dans chaque pulsation; quand tout dit: « Je désire. » Tu voudrais que moi seule je n'eusse pas de coeur?
Source : Gallica

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