Judith

Élements biographiques

Judith,  Reflets d'âme, poésies inédites (1914)

“ « C'est pour la vie. ». Pourtant, vous maudissez tout bas votre folie, Car l'amour ni la joie n'ont voulu vous sourire. L'ambition satisfaite au coeur ne peut suffire ; Il vient une heure enfin où le passé s'éveille Tout d'abord doucement il murmure à l'oreille Du bonheur d'autrefois le vague souvenir,
Puis sa voix impérieuse que rien ne peut fléchir Fait vibrer rudement chaque fibre du coeur... Le réveil est tardif ; la coupe du bonheur A jamais s'est brisée; le regret seul demeure Blotti au fond de l'âme qui maudit et qui pleure...
”
Source : Gallica

Judith,  Le Château du Tremble, par Judith Bernard (1878)

“ Raoul, tais-toi, par grâce ; Marguerite,
profonde ! une jeune fille innocente, élevée dans un couvent, ne sachant rien de la vie, rien!.
s'écria la baronne.
Le fils poursuivit : — Ou je suis encore plus sot que je ne me croyais ; et tel doit être le cas. Tous les jours mes idées changent au sujet de Marguerite, oui, tous les jours, et plus souvent deux fois qu'une. Il y a des moment où je l'adore, tant elle paraît adorable, charmante, enfantine dans son ignorance du mal ; puis vient le doute né d'un rien, d'un geste, d'une inflexion de voix, d'un regard.
”
Source : Gallica

Judith,  Reflets d'âme, poésies inédites (1914)

“ Aux promesses de l'Espérance, Mes pensers étaient suspendus; L'espoir a fui avec l'enfance,
Aujourd'hui je n'espère plus.
Je croyais... charmante erreur,
Doux souvenirs qu'êtes-vous devenus ? La Foi s'en va, brisant le coeur, Car aujourd'hui je ne crois plus.
La Mort qui de tout console,
Rendra la paix à mes sens abattus: Plaisir, souffrance, tout s'envole, Bientôt je ne souffrirai plus.
LA TEMPETE
Le ciel se couvre L'éclair entr'ouvre Le noir nuage Voici l'orage. La foudre gronde Eclate et tombe Le ciel gémit,
La terre frémit.
L'eau par torrents Couvre les champs. Tout est perdu
”
Source : Gallica

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