Séville

Définition et enjeux

Léopold de Gironde,  Retour d'Espagne, 1892 (1892)

“ L'ESCURIAL est ce qu'il y a de plus triste en Espagne; SÉVILLE est ce qu'il y a de plus gai. Elle a dù laisser à ceux qu'elle a reçus, cette sirène andalouse, une fugitive et très charmante impression. Séville est avant tout une ville riante; son délicieux climat, comme il fait partie intégrante de sa beauté, fait partie de sa gaîté.
Vous est-il arrivé d'errer, la nuit, dans les vieux quartiers de Florence? Vous croyez être en plein Moyen-Age! Les grands palais aux épaisses murailles, aux énormes pierres saillantes et bossuées, vous parraissent inquiétants.
”
Source : Gallica

R.-F. Lemesle,  Une pointe en Espagne, par R.-F. Lemesle (1882)

“ Suivant le dicton espagnol, Séville est la perle de l'Andalousie. La campagne qui l'entoure contraste avec les déserts sablonneux que nous avons traversés : la verdure reparaît, des orangers, des figuiers, des aloès, tout, jusqu'aux murailles crénelées de la ville qui n'ont pas l'air rébarbatif de Carmona, réjouit l'oeil. ”
Source : Gallica

Charles Gueullette,  Les peintres espagnols : études biographiques et critiques sur les principaux maîtres anciens et… (1863)

“ Séville, cette voluptueuse capitale de l'indolente Andalousie, séjour enchanteur où les âmes écloses sous les feux d'un soleil brûlant s'épanouissent toutes pleines d'amour et de rêveries; ce paradis terrestre de l'imagination, où le peintre vient chercher ses féeriques effets de lumière et le poëte ses chants les plus passionnés, fut le berceau de l'artiste le plus populaire de l'Espagne, d'Esteban Murillo. ”
Source : Gallica

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