Léopold de Gironde

Résumé

Léopold de Gironde Retour d'Espagne, 1892 (1892)

Je parle seulement des choses qui ne se voient qu'en Espagne, de
la peinture espagnole, d'un art arabe absolument merveilleux et original.
Les Arabes et leur civilisation m'ont particulièrement captivé. Durant des siècles d'occupation, ils ont semé sur ce pays l'art et la vie orientale à pleines mains. Quelques grands témoins du passé sont encore debout, mais surtout il est resté, répandu partout, dans les moeurs, dans les formes, dans l'air, comme une poussière d'Orient très appréciable; si bien que je suis tenté de dire :
Ce qu'il y a de meilleur en Espagne, c'est l'Orient.
Source : Gallica

Léopold de Gironde Retour d'Espagne, 1892 (1892)

L'ESCURIAL est ce qu'il y a de plus triste en Espagne; SÉVILLE est ce qu'il y a de plus gai. Elle a dù laisser à ceux qu'elle a reçus, cette sirène andalouse, une fugitive et très charmante impression. Séville est avant tout une ville riante; son délicieux climat, comme il fait partie intégrante de sa beauté, fait partie de sa gaîté.
Vous est-il arrivé d'errer, la nuit, dans les vieux quartiers de Florence? Vous croyez être en plein Moyen-Age! Les grands palais aux épaisses murailles, aux énormes pierres saillantes et bossuées, vous parraissent inquiétants.
Source : Gallica

Léopold de Gironde Retour d'Espagne, 1892 (1892)

Ce n'est pas une ville ancienne. Pourtant elle est tout imprégnée de souvenirs arabes; l'Alcazar et la Giralda en témoignent; l'architecture, la décoration de certaines fenêtres, la forme de certains vases, les tuiles de couleur, les azulejos, les patios, sans parler de la langue, en sont la preuve irrécusable.
Deux charmes possèdent les habitants de Séville : celui de la religion; l'oeuvre de Murillo et les processions de la Semaine sainte traduisent bien la nature de leur sentiment; celui de la femme.
Source : Gallica

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