Résumé

Claude Vignon Vingt Jours en Espagne

Toutes les féeries à l’aide desquelles les poètes ont créé l’Espagne de fantaisie qui hante nos imaginations. Aussi se promet-on toujours de voir l’Espagne... et remet-on toujours le voyage.
Et de fait c’est bien un peu rude et difficile. Cependant, en vingt jours, j’ai vu Burgos et Madrid, l’Escurial et Tolède, Séville, Grenade et Cordoue, c’est-à-dire tout le centre de la péninsule Ibérique, des Pyrénées et du golfe de Gascogne à la Sierra Nevada et aux approches du détroit de Gibraltar, en traversant le Guipuzcoa, la Vieille et la Nouvelle Castille, la Manche et l’Andalousie.
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Claude Vignon Vingt Jours en Espagne

Les perspectives, à droite et à gauche, ne finissent pas. Au milieu, elles sont arrêtées par des piliers puissants qui s’élèvent, franchissent la voûte et s’entrecroisent en ogives. C’est la cathédrale catholique que les chanoines de Cordoue ont fait surgir de la mosquée.
À l’Alhambra nous avons vu la grâce, l’élégance, le charme de la civilisation more. Ici, c’est la puissance du croissant écartelée par le triomphe de la croix.
Je ne suis point de ceux qui déplorent la construction de la cathédrale au centre de la mosquée. Et d’abord sans la cathédrale, aurions-nous la mosquée ?
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Claude Vignon Vingt Jours en Espagne

Quand on a vu Fontarabie et Saint-Sébastien, ici les séductions de la nature méridionale, là les dramatiques souvenirs des splendeurs d’une nation ruinée, on est hanté par le désir de voir l’Espagne.
C’est comme cela que je suis parti : pour Madrid d’abord, puis pour Séville et Grenade,... — toujours en courant...
Courant ?... autant qu’on peut courir en Espagne, maintenant que les chemins de fer y ont un service régulier ; moins rapide sans doute qu’en France, en Belgique et en Angleterre, mais à peu près aussi sûr.
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